[Plaque en marbre de la rue du Colonel-Chambonnet]

[Plaque en marbre de la rue du Colonel-Chambonnet]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0759 FIGRPT1576 04
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
descriptionPlaque en marbre située sur l'immeuble à gauche, au niveau du 1er étage, à l'angle des rues Chambonnet et du Plat.
historiqueEn sortant du restaurant "Chez Léa", place Antonin-Gourju, vous est-il déjà arrivé de lever les yeux à l'aplomb des immeubles de la rue du Plat et du Colonel-Chambonnet ? Vous avez à droite le pont Bonaparte, à gauche la place Bellecour et, devant les yeux, à la hauteur du premier étage une plaque de marbre au texte énigmatique. "Le 29 juin 1800, Bonaparte posa la première pierre de ces édifices. Il les releva par sa munificence..." On peut légitimement se demander ce que Bonaparte venait faire le 29 juin, avec sa truelle et sa munificence, dans les rues de Lyon ? Comme la plaque ne l'indique pas, il venait reconstruire ce que les Parisiens, quelques années plus tôt, s'étaient acharnés à détruire. Les faits, vite résumés, sont simples. En 1793, Lyon a tenu tête à Paris, voulu s'organiser, être plus indépendante, ne plus en référer à la capitale pour la moindre décision et, follement, s'était révoltée. Paris nous avait envoyé Kellerman, tout frais vainqueur de Valmy pour remettre de l'ordre. C'était en août. En 1793. Si le siège avait été terrible, la répression fut abominable. A la hauteur du crime de lèse-capitale. Les Parisiens s'étaient bien promis de punir les Lyonnais : "Lyon ne sera plus"... Comme à Carthage, deux mille ans plus tôt, on détruisit une partie de la ville, et puis on répandit du sel, pour que ni les herbes folles ni les mauvaises idées ne puissent jamais repousser. Bonaparte, donc, en juin 1800, décide d'arrêter les dégâts et de pardonner l'insolence lyonnaise. Après la démolition systématique, la reconstruction raisonnée. Cette plaque marque donc tout à la fois le souvenir d'un geste de Bonaparte pardonnant à la ville rebelle et le début d'une mise au pas terriblement centralisatrice. Source : "La tutelle de Bonaparte, sa munificence... et le centralisme" / Alain Bouldouyre in Lyon Figaro, 2 septembre 1987, p.40.
note bibliographiqueWikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_du_colonel-Chambonnet_(Lyon) (consulté le 15-10-2015).

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