[Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et...

[Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPTL0200 07
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
descriptionReportage photographique réalisé à l'occasion du lancement conjoint de deux enquêtes publiques du POS (Plans d'occupation des sols) et de la ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager), et du vernissage de l'exposition qui leurs était associée. A l'arrière plan, sur la gauche : Régis Neyret, président du Patrimoine rhônalpin et membre de la commission nationale des secteurs sauvegardés. Adresse de prise de vue : Exposition, 4 janvier - 4 février 1994, Mairie du 1er arrondissement de Lyon, montée de l'Amphithéâtre, Lyon 1er.
historiqueRecenser les traboules dévalant les pentes, étiqueter chaque modèle de lambrequin et inventorier les pudiques jalousies du XVIIIe siècle. Imprimer, sur le modèle des ombres chinoises, la silhouette du quartier et indiquer, dans la marge, les espaces où les gens aiment à se retrouver pour partager ces points de vue. A l'issue de (presque) trois laborieuses années passées à fouiller, classer, noter, dessiner et photographier le quartier, la Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager des pentes de la Croix-Rousse est sur le point de voir le jour. Née de la synthèse des recherches des architectes et des scientifiques du CNRS, issue de la mémoire des habitants et des associations du quartier, soutenue par la Ville de Lyon et l'Etat, cette ZPPAUP constitue un outil de gestion unique en son genre, puisqu'elle englobe, pour la première fois en France, l'ensemble d'un quartier. En respectant la démarche de sauvegarde du patrimoine, sans pour autant le fossiliser, ce code de l'urbanisme au nom barbare - la procédure est complémentaire du plan d'occupation des sols - permettra d'instaurer un cadre précis conciliant constructions nouvelles et restaurations. L'ensemble dans le respect de la mémoire du quartier. Avec l'ouverture de l'enquête publique, dont l'objectif est de recueillir les avis avant l'adoption définitive de la ZPPAUP, les habitants peuvent, à leur tour et jusqu'au 4 février 1994, découvrir l'encyclopédie de leur quartier. Un livre conçu comme un herbier, dans lequel chaque détail est précieusement dévoilé et annoté. [...] Loin de se borner à délimiter l'espace d'un futur "quartier-musée", la ZPPAUP a pour ligne d'horizon "la mixité sociale" si chère à Henry Chabert, adjoint au maire délégué à l'Urbanisme. Premier impact concret de la ZPPAUP, plus de mille immeubles pourront définitivement être protégés de la démolition. Par ailleurs, les "règles du jeu" instaurées par la Zone de protection s'articulent autour de cinq thèmes précis : l'archéologie, la protection et la mise en valeur des immeubles existants ainsi que la reconstitution du tissu urbain qui s'appuie désormais sur une référence unique, celle de l'immeuble canut. Outre le patrimoine bâti, la ZPPAUP s'intéresse également à "la silhouette des pentes, considérée comme une oeuvre d'art en perpétuelle évolution. Les vues du quartier vers la ville et vers le ciel, angles de vue, sont considérées comme un patrimoine original. Elles sont valorisées ou créées par des zones non constructibles et par la protection du bâti ancien". De leur côté, les espaces extérieurs bénéficieront également d'un traitement privilégié. "Les traboules et les passages forment un réseau de cheminement piéton adapté au site, très rare dans l'urbanisme occidental. Il sera protégé et, si possible, mis en valeur au travers de concertation privé/public". Parallèlement aux orientations générales en matière d'urbanisme, des prescriptions détaillées ont été rédigées pour chaque bâtiment des pentes. Véritable fiches d'identité, elles recensent toutes les caractéristiques de l'immeuble et défient ainsi le temps, dans l'intérêt de ces constructions datant des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. [...] Toujours dans le cadre de la Zone de protection, "les vues cadrées par les rues ou celles panoramiques des places, jardins ou belvédères sont considérées comme un patrimoine au même titre qu'un immeuble canut". Neuf "microsites" ont été recensés autour de la rue Pouteau, la place Colbert, la montée Saint-Sébastien, la rue de Flesselles, le jardin des Plantes, la rue des Pierre-Plantées, la rue d'Alma, la rue du Bon pasteur et la place Bellevue. Les points de vue des Croix-Roussiens seront désormais forcément respectés. Source : "Les croix-roussiens se penchent sur les pentes" / Marie-Anne Maire in Lyon Figaro, 5 janvier 1994, p.1.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP06510.
note bibliographique"Ouverture des enquêtes publiques" / S.R. in Le Progrès de Lyon, 6 janvier 1994.

Retour