[Débat avec Raymond Barre à l'émission "Face à la 3"...

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localisation Bibliothèque municipale de Lyon / P0901 FIGRPTP0203A 02
technique 1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
description Débat réalisé en direct de Lyon, à trois mois des élections législatives de 1986, dans le cadre de l'émission "Face à la 3" sur l'antenne de F.R.3 (France 3). Raymond Barre y répondait aux questions de Geneviève Guicheney, Christian Dauriac, André Campana, Jean-Louis Servan-Schreiber et Christian Lemerle, rédacteur en chef de la station.
historique Le 24 janvier 1986, laissant de côté les questions de politique politicienne, l'émission "Face à la 3" avait choisi d'inviter Raymond Barre, l'économiste, sur l'antenne de F.R.3. Une décision qui faisait remonter au premier plan la spécialité de l'ancien Premier ministre, et l'amenait à préciser sa pensée sur de nombreuses questions. Pour corser le débat, les organisateurs de F.R.3, et notamment André Campana, avaient aussi convié de nombreux jeunes, sans envisager tout à fait que l'un ou l'autre d'entre eux pourrait ne pas jouer le jeu. Ce fut le cas d'une jeune femme ; son expression maladroite et son attitude un peu provocante n'était pourtant que l'exutoire d'une situation de détresse personnelle : "Je vous comprends, et je vous plains" lui a dit le député de Lyon, apparemment moins décontenancé que les journalistes. Aux autres jeunes qui l'ont interrogé sur l'emploi et le chômage, il a répondu en évoquant la nécessité de nouvelles mesures intérimaires pour eux et pour les fins de droit. "Ces mesures intérimaires ne seront cependant pas suffisantes si on ne redonne pas de la vitalité aux entreprises." Et Raymond Barre de plaider pour la réduction du déficit budgétaire et la flexibilité. Quant aux filières de formation, il préconise aussi une réforme profonde de l'enseignement, rappelant à l'occasion qu'en 1980, il avait lui-même prévu un plan de cinq ans. "On le redécouvre aujourd'hui seulement, et c'est un peu tard." Serein, "dans un monde perturbé il faut garder son sang-froid", déterminé, "vos remarques m'intéressent, mais vous ne me ferez pas changer d'avis", l'ancien Premier ministre a aussi souhaité une reforme complète et en profondeur de la fiscalité directe, ainsi qu'une reprise en mains des dépenses publiques, confirmant qu'il était favorable à la réduction du nombre des fonctionnaires, tel que le propose la plate-forme U.D.F.-R.P.R. : "Un document sobre et plaisant". "Je n'ai qu'un seul projet pour la France, c'est la France" dit encore Raymond Barre qui refuse toujours de se livrer "aux gesticulations ridicules pour plaire". "Quand on gouverne, on ne cherche pas à plaire, mais à faire ce qu'il est utile au pays", a-t-il encore confié, précisant qu'il disait, à ses risques et périls ce qu'il pensait. Enfin pour lui, la "sondomanie" est un frein à l'action sur le terrain. Lui, il choisit d'attendre le 16 mars tout en affirmant haut et clair : "Je ne suis pas presse". Source : "Le retour de l'économiste" / Jeanine Paloulian in Lyon Matin, 25 janvier 1986.
note à l'exemplaire Photographie issue des archives du Journal Rhône-Alpes.
note bibliographique "Happening sur F.R.3. où M.Barre n'a pu empêcher la jeune Martine de quitter le plateau..." / J.-C.Gallo in Lyon Matin, 25 janvier 1986.

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