[Exposition Tony Garnier au Centre Beaubourg (Paris)]

[Exposition Tony Garnier au Centre Beaubourg (Paris)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0923 FIGRPT0084 08
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
descriptionMaquette d'après un dessin de Tusculum réalisé par Tony Garnier en 1904 lors de son séjour à la Villa Médicis à Rome. Adresse de prise de vue : Exposition "Tony Garnier (1869-1948)", mars-mai 1990. Centre de Création Industrielle (CCI) du Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, Paris 4e.
historiqueQuarante mille. C'est le nombre des visiteurs attendus à Beaubourg pour l'exposition consacrée à Tony Garnier, qui vient de s'ouvrir sous l'égide du Centre de création industrielle, pour une durée de dix semaines. Soit une moyenne de 1500 par jour. Jamais autant de monde ne se sera intéressé à l'oeuvre de l'architecte lyonnais. Jamais la capitale, ni d'ailleurs sa ville natale, ne lui avaient rendu un tel hommage. Moins connu que d'autres composantes du Centre Georges-Pompidou comme la BPI (Bibliothèque publique d'information) ou l'IRCAM (Institut de recherche et de coordination acoustique-musique), le CCI s'emploie, entre autres, à faire mieux connaître l'architecture d'aujourd'hui et à faire découvrir (ou redécouvrir) l'architecture et les architectes d'hier. Après Mies Van Der Rohe, Mollino et Le Corbusier, elle vient d'inscrire Tony Garnier au chapitre de ses expositions. Trois ans de travail et de recherches sous la direction de deux commissaires, Alain Guiheux et Olivier Cinqualbre. Pourquoi Tony Garnier, simple architecte de province dont les réalisations n'ont pratiquement pas dépassé le cadre de sa ville natale ? "Avant tout parce que Garnier est le premier des grands architectes modernes, on a trop tendance à l'oublier. Plus qu'aucun autre à son époque, il marque la rupture avec l'architecture de l'Ecole des Beaux-Arts. Grand-Prix de Rome en 1899, il conçoit dès cette année une ville nouvelle imaginaire inspirée par Emile Zola, la Cité industrielle, qui réunit et invente l'ensemble des traits essentiels de l'urbanisme moderne. Ensuite, il a été peu étudié, peu exposé. L'homme était discret, ses idées ne furent longtemps connues que de quelques-uns. Ce n'est qu'en 1925, dans un article de presse à l'occasion de l'Exposition des arts décoratifs de Paris, où Garnier avait construit le pavillon de Lyon-Saint-Etienne, que son élève Bourdeix analysa pour la première fois Le projet de la Cité. Il n'existe pas de fonds Garnier, mais seulement des documents épars dans les diverses institutions lyonnaises. Enfin, Tony Garnier était un excellent dessinateur, dont les diverses esquisses présentent un bel intérêt visuel propre à une exposition", signale Olivier Cinqualbre. Les commissaires ont entrepris une véritable enquête architecturale. On sait que Garnier a multiplié les croquis, plans et dessins. Restait à trouver les documents, incomplets et dispersés. "A la différence de Le Corbusier, qui écrivait volontiers pour la postérité, Garnier écrivait très peu et presque jamais pour l'extérieur. Ses textes sont encore plus rares que ses portraits photographiques...", ajoute Olivier Cinqualbre. Le Musée des Beaux-Arts de Lyon possède heureusement pas mal de documents... Encore qu'aucun ne soit entré là du vivant de l'artiste, ce qui en dit long sur l'intérêt que lui portait le musée. La base de la collection est constituée par le legs de la veuve, en 1952, suivi par le don du Comité Garnier, dix-huit ans plus tard, soit quelque trois cent cinquante pièces. Les archives, municipales et départementales, contiennent aussi des fortunes, parfois cachées, rarement classées, auxquelles vinrent s'ajouter les trésors de divers collectionneurs privés, le tout ménageant à l'occasion quelques belles surprises. C'est ainsi que l'exposition peut s'enorgueillir du chiffre de 30% de documents originaux, présentés pour la première fois au public. Avec des pièces redécouvertes pour l'occasion, comme ce projet d'un quartier industriel du tissage de la soie, élaboré sur les pentes de la Croix-Rousse dès 1908, qui dormait tranquillement aux archives départementales. Ou la plus ancienne aquarelle de l'artiste, une "Vue du Rhône" à Valence, qui ne figure même pas au catalogue : elle fut retrouvée après son impression. [...] Source : "Ça c'est Paris" / G.C. [Gérard Corneloup] in Lyon Figaro, 29 mars 1990, p.27.
note à l'exemplaireTirage(s) daté(s) d'après les négatifs. Négatif(s) conservé(s) sous la cote : FIGRP01903.
note bibliographiqueTony Garnier : l'oeuvre complète : exposition... présentée par le Centre de création industrielle de mars à mai 1990 dans la Galerie du CCI au Centre national d'art et de culture Georges Pompidou à Paris, 1989 [BM Lyon, 6900 E2.5 GAR]. - "Tony Garnier retrouve droit de cité à Beaubourg" / Daniel Licht in Lyon Libération, 17 avril 1990, p.4-5.

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