[Salle de concert "Le Glob"]

[Salle de concert "Le Glob"]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0901 FIGRP03045 002
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
descriptionReportage photographique réalisé lors du concert de "The Ramblers" donné pour la réouverture du Club rock "Le Glob" suite à sa fermeture administrative de six mois. Adresse de prise de vue : Le Glob, 61-63, quai Joseph-Gillet, Lyon 4e.
historique"Nous avons envie d'oublier un peu cette affaire pour passer à quelque chose de plus intéressant. Ce qui nous a permis de garder notre énergie pendant six mois vient du public : nous avons réalisé qu'énormément de gens souhaitent que ça rouvre". "Ça", c'est-à-dire le Glob, haut lieu de la "mouvance" rock au sens large. Le 30 novembre 1990, au cours d'une soirée sur invitation qui verra défiler à partir de 20 heures certains des officiels sollicités ainsi que les anciens adhérents et fidèles, la musique ne sera pas oubliée puisque les groupes "The Ramblers" et "Greta Sevices" monteront sur scène. Le deuxième volet aura lieu le 1er décembre : ouverture au public qui devrait donner lieu à un déferlement de toute la clientèle "privée de Glob" pendant six mois. En deux ans, la salle a fait ses preuves, ses trois dirigeants, Jean-Marc Baudry, Frédéric Brès et Abdessamad Chakib ont essuyé les plâtres et subi quelques coups de trafalgar dont le plus sévère s'est manifesté le 9 mai, sous forme d'une fermeture préfectorale. Quelques mois plus tôt, une "descente" des forces de l'ordre assortie d'un contrôle d'identité et d'un épluchage en règle qui laisse apparaître que trente personnes contrôlées sur les deux cents présentes ne possèdent pas de carte d'adhérent à l'association MTC (Musique théâtre et culture). Un cafouillage dans la vérification des caisses - celle du bar, gérée par la société BBC jusqu'à 1 heure, puis celle de l'association qui prend le relais jusqu'à la fermeture - reste à ce jour inexpliqué. Et aboutit à l'accusation de "double billetterie" et de "spéculation". Côté Glob, on s'insurge, en vain : la préfecture fait la sourde oreille. Le Glob continue de fonctionner comme un lieu fantôme. Volume sonore minimum, entrée libre et bar fermé : le formulaire préfectoral est affiché, et les responsables répondent aux questions d'une clientèle abasourdie. Tout se gâte le 2 juin 1990 lors d'un contrôle sévère des fonctionnaires de police du quatrième arrondissement, qui répondent "exagération" et "routine" lorsqu'on évoque les mots "contrôle musclé" et "menaces". Le Glob doit purger sa peine de six mois de fermeture, le mutisme le plus complet est observé côté préfecture, mairie, et services fiscaux sur l'ordre desquels a eu lieu le fameux contrôle. Les tentatives de réaction retombent vite, rien n'ébranle la machine administrative, ni les plaidoyers adressés par lettres aux décideurs locaux de la part de plusieurs centaines d'adhérents, ni les tentatives de recours des trois managers du Glob. Les six mois sont écoulés, le Glob a adopté une structure juridique de société, via la SARL BBC Production, avec en poche depuis décembre 1989 une licence IV. A l'ordre du jour, un planning de soirées et concerts tout à fait conséquent. Comme le souligne Jean-Marc Boudry, plus de confusion possible : "Le Glob est maintenant un fonds de commerce à part entière d'un point de vue juridique : il entre dans la catégorie des débits de boisson. Tout est soumis à impôts et taxes, toutes les personnes employées sont salariées, il s'agit donc d'une PME : l'ambiguïté n'est plus possible, si jamais il y en a eu une." [...] Source : "Plein feux sur le Glob" / P.D. in Lyon Figaro, 29 novembre 1990, p.36.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 56 négatifs. Tirage(s) sous la cote : FIGRPTL0243.

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