[Construction du viaduc de la gare de Vaise]

[Construction du viaduc de la gare de Vaise]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP08750 001
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
descriptionViaduc de Vaise. Sytral, maître d'ouvrage ; Semaly, maître d'oeuvre ; Maia-Sonnier, constructeur ; 1996-1997.
historiquePas de doute, il ne s'agit pas d'un effet d'optique. Le viaduc est tordu. Un couac pour ces milliers de tonnes d'acier composant le futur site propre des bus. Trois cents mètres d'une structure métallique surplombant les voies SNCF, pour relier la Gare-de-Vaise au plateau de La Duchère, dès le printemps 1997. Cette sinuosité bien involontaire est le résultat d'une erreur de manipulation, effectuée lors de la délicate opération de dépose du tablier sur les piliers définitifs. D'une longueur totale de 300 mètres, le viaduc s'articule autour d'une ossature métallique réalisée par l'entreprise Eiffel. Entièrement déposé, ce tablier d'acier reposait jusqu'en octobre 1996 sur des appuis provisoires, le temps de souder les différentes parties. Engagée fin septembre, une opération spéciale devait permettre de descendre cette structure de quelques dizaines de centimètres, afin de la fixer sur les piles de pont définitives. Comme à l'accoutumée, la manoeuvre devait être effectuée avec des vérins. Selon le Sytral, autorité organisatrice des transports en commun et maître d'ouvrage de ce projet, il y a eu erreur de positionnement de l'un des vérins, posé trop près du bord extérieur de la pile, à un endroit où le béton n'était pas prévu pour supporter cet effort anormal. Sous la pression des milliers de tonnes d'acier, un morceau de la pile est parti, le vérin a lâché et le tablier, se retrouvant sans soutien, a plié avant de se bloquer dans cette position tordue. Visuellement, le résultat est spectaculaire. Aucun risque cependant en ce qui concerne la sécurité, précise-t-on au Sytral. Le viaduc ne menace pas de s'effondrer sur les voies SNCF, où circulent chaque jour quarante-quatre trains express régionaux, transportant quelques sept cents voyageurs quotidiens. Un bureau d'étude vient de confirmer la bonne tenue de l'ouvrage, qui a conservé ses caractéristiques plastiques. C'est-à-dire que la partie tordue, actuellement soutenue par deux énormes béquilles, pourra être redressée sans subir de dommages. La dernière réunion de chantier a permis de faire le point sur les modalités des réparations, qui seront engagées. De manière générale, le chantier du site propre pour les transports en commun devrait prendre entre un et deux mois de retard, la mise en service initiale étant prévue pour le mois d'avril 1997, en même temps que l'ouverture du tronçon nord du périphérique. A cette date, les bus disposeront d'une voie directe entre Gare-de-Vaise et le plateau de La Duchère, par l'intermédiaire de ce viaduc et d'un tunnel creusé dans la colline au-dessus de la rue Mouillard. Pour leur part, les Lyonnais ne subiront pas de contrecoup financier lié à cet incident de chantier, puisque ni le maître d'ouvrage, le Sytral, ni le maître d'oeuvre, la Semaly, ne sont impliqués. Les experts doivent maintenant faire la part des choses entre les arguments avancés par l'entreprise Eiffel et ceux du spécialiste du BTP Maia-Sonnier, pour déterminer la responsabilité de chacun. Aucun surcoût ne sera, en tout cas, supporté par le Sytral, qui précise également que des pénalités sont prévues en cas de retard des entreprises concernant la livraison du chantier. Source : "Fausse manoeuvre sur le viaduc" / M.-A.M. [Marie-Anne Maire] in Lyon Figaro, 25 octobre 1996, p.1 et 3.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 33 négatifs.
note bibliographique[En ligne] : http://maia-sonnier.fr/fr/accueil.html (consulté le 18-08-2017).

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