Mémorial du génocide arménien de 1915

Mémorial du génocide arménien de 1915
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0910 001 00169
technique1 photographie numérique : noir et blanc
descriptionMémorial du génocide arménien de 1915. Sébastien de Goÿs, scénographe ; Muriel Pernin, auteur des textes, 2004-2005. Monument inauguré le 23 avril 2005 par Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne.
historiqueLe samedi 24 avril 1915 et les jours suivants, à Constantinople, des personnalités de la minorité arménienne - des intellectuels, des médecins, des avocats, des prêtres - sont arrêtés et déportés en Anatolie. Dans tout l'Empire ottoman, les autorités procèdent à l'incarcération puis à l'exécution des notables arméniens qu'elles accusent, sans preuves ou en les fabriquant, d'espionnage et de complot. Un mois plus tard, une loi provisoire de déportation confère aux responsables locaux le pouvoir de déplacer toute personne suspectée de trahison ou d'espionnage. En juin 1915, un autre texte décide de la confiscation des biens des déportés. Les Jeunes-Turcs, du comité Union et Progrès qui contrôle l'empire, créent une organisation spéciale chargée de planifier la destruction des citoyens arméniens. Le 24 avril marque le début du génocide arménien. Dans le monde entier, il est aujourd'hui la journée d'hommage aux victimes. Source : Muriel Pernin, avec le regard historique d'Yves Ternon, in Mémorial du génocide arménien de 1915 (BM Lyon, K 159908).
historique"Imaginer un mémorial c'est réfléchir sur la mémoire, la mémoire d'un fait historique, d'un génocide pour ne pas l'oublier. Nous avons choisi de travailler avec les textes dans leur plus simple expression, utiliser les mots parce qu'ils permettent de laisser une trace, un signe qui raconte et véhiculent l'histoire. L'architecture, en demi-cercle, offrait six fenêtres, elles seraient six pages d'écriture traitées à l'image des vitraux qui transmettent le savoir. Nous avons resserré les lettres et les lignes pour leur donner un impact fort. Créer un bloc compact et radical présent comme un tatouage indélébile. Les textes sont découpés dans des plaques de métal, ils se détachent alors du fond et existent sans support. Ces pages par cette semi-transparence sont inscrites dans l'espace comme une empreinte intemporelle et donne au lieu ainsi marqué un caractère intime et sensible. Pour ne pas trahir le sens du message, les matériaux sont utilisés d'une manière simple et sobre, sans revêtement de surface, sans couleurs. Le béton est sablé pour lui redonner un aspect lisse et gris et révéler son côté massif et solide. Les plaques découpées sont réalisées en métal. Matériaux basique et brut, il est lui aussi sablé pour supprimer les brillances et offrir le contraste suffisant, avec l'arrière plan, nécessaire à la lecture". Source : "La mémoire des mots" / Sébastien de Goÿs, scénographe du mémorial in Mémorial du génocide arménien de 1915 (BM Lyon, K 159908).
note à l'exemplaireNom original du fichier : IMG 0185.
note bibliographiqueLe Progrès de Lyon, 2, 11, 23 et 24 avril 2005. - Site internet : http://sebastiendegoys.com/ (consulté le 29-09-2015). - Mémorial du génocide arménien de 1915, 2005, [6] p. (BM Lyon, K 159908).

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