[Chaussée de la Place des Terreaux]

[Chaussée de la Place des Terreaux]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP08209 001
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
historiquePierres craquelées, sols défoncés. Depuis son inauguration en 1995, la place des Terreaux n'a jamais pu assumer son rôle d'espace minéral phare au coeur de la Presqu'île. Entre les infiltrations d'eau dans le parc de stationnement souterrain et la croissance sans retenue d'algues profitant du terrain photosensible des fontaines, les épisodes n'ont cessé de se succéder sur cette place, dont l'avenir était scellé, dès le premier jour, dans un mortier mal préparé. Tassés par le passage continu d'un millier de bus quotidiens, les blocs de granit garnissant l'asphalte devant le Palais Saint-Pierre ont fini par s'effriter, voire, pour certains, par s'affaisser. Ces effets de la circulation sur la place sont clairement identifiés depuis le 2 juin 1994, date à laquelle l'espace a été ouvert aux bus, et la Société d'équipement de la région lyonnaise (Serl) a demandé une expertise judiciaire, au nom et pour le compte de la Communauté urbaine. Le tribunal administratif de Lyon a ordonné cette expertise, dès le 11 mai 1995, et désigné un expert, qui a organisé plusieurs réunions contradictoires et fait engager des sondages complémentaires sur le terrain. Pour sa part, le Centre d'études techniques de l'Equipement a réalisé une série de carottages et de contrôles quantitatifs, dont les résultats ont été communiqués dès octobre 1995. Selon la Communauté urbaine, "ils sembleraient confirmer les résultats des premiers sondages, qui avaient été commandés par la Serl en novembre 1994 et février 1995, et qui mettaient en évidence, entre autres, la mauvaise qualité de certains matériaux, dont les mortiers, et des défauts de mise en oeuvre". Cependant, les résultats définitifs de l'expertise ne sont pas près d'être connus. "Dans l'attente, la collectivité est contrainte d'engager des travaux de sécurité, sur l'ensemble du revêtement, car les réparations ponctuelles sont jugées insuffisantes". Depuis quelques mois déjà, les équipes d'entretien intervenaient en posant des "pansements" ponctuels. Les travaux engagés atteignent un total de 900.000 francs, préfinancés par la Communauté urbaine, en attendant que l'expertise judiciaire ne désigne les responsabilités des divers intervenants du dossier de la place des Terreaux. Jusqu'à fin mai 1996, le chantier va s'organiser en trois phases d'un mois chacune. La première phase concernera la voirie située du côté du centre de la place. En avril, la voirie centrale sera à son tour rénové, puis viendra le tour de la voie de circulation située du côté du Palais Saint-Pierre. Ce phasage prend en compte les circulations des transports en commun, qui seront gérées de manière alternée. Pendant les trois mois de chantier, deux voies resteront toujours ouvertes à la circulation, afin de limiter la perturbation dans ce secteur. Source : "L'éternel chantier" / Marie-Anne Maire in Lyon Figaro, 29 février 1996, p.1.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 11 négatifs.

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