[Une Caravelle Type III à Satolas]

[Une Caravelle Type III à Satolas]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0382B 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
descriptionInscription(s) sur l'image : "Aéroport international de Lyon" ; "Rhône-Alpes" ; "Propriété privée / Défense d'entrer".
historiqueAprès avoir transporté des milliers de passagers vers Moscou, Téhéran ou encore l'Afrique Centrale, la Caravelle type III s'était transformée en objet d'exposition sur l'un des parkings de Satolas. Au début du mois de juin 1987, son ancien propriétaire, la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, l'a vendu à un amoureux des hauteurs vertigineuses, une sorte de fou passionné par les nuages. Le fou en question, Dominique Jacquet, agent commercial chez Air-France, a installé sur son terrain de Colombier-Saugnieu la bête racée de trente huit mètres de long, pour en faire sa résidence principale. Le propriétaire n'est pas un inconnu. Il est l'un des deux parachutistes à s'être posés au sommet du mont Blanc. Au début du mois d'octobre 1987, nous devrions encore parler de lui s'il réussit sa performance : battre le record du plus haut saut en parachute. Et il a besoin de faire parler de lui. L'opération, dans laquelle il vient de s'engager, coûte 900.000 francs, entre l'achat, le transport et l'aménagement des quatre-vingt-cinq mètres carrés d'espace habitable. L'achat nous n'en parlerons pas : le prix est top-secret. Le transport est original. Il a fallu l'aide et les services de quelques unes des équipes de Satolas pour tracter l'avion et le faire circuler à travers les automobiles, les pistes et les champs. Mais aussi, pour démonter les lampadaires gênants et autres barrières infranchissables. Une grosse entreprise qui demanderait 200.000 francs d'investissement. L'aménagement, c'est encore une autre paire de manche. L'ambition de Dominique Jacquet est bien d'en faire un appartement avec tout le confort. Amoureux des technologies de pointes et des nouveaux matériaux, il penchera pour le high-tech branché quand il aura les 400.000 francs nécessaires à l'équipement. L'objectif, c'est l'hyper-fonctionnalité. L'intérieur sera en polymélycrate. Un de ces matériaux composites nouveaux, facile à poncer et facile à percer et, ce qui ne gâche rien, beau à voir. Autre difficulté, l'isolation. Là, Dominique Jacquet va employer un des musts de la technologie : le système réversible Warsec, complètement contrôlé par ordinateur. Une sorte de bécane sensible qui chauffe quand il fait froid et rafraîchit quand il fait chaud. Le remaniement de la carcasse sera total, à l'exception de la cabine de pilotage que Dominique Jacquet veut conserver en état. Histoire de faire l'avion en regardant passer les vaches. Source : "La maison venue du ciel" / O.B. in Lyon Figaro, 22 août 1987, p.4.

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