Bellegarde - Le Barrage, le Pont de Lucey et Bellegarde.

Bellegarde - Le Barrage, le Pont de Lucey et Bellegarde.
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / MDFRB04CPFR 000130
technique1 impression photomécanique (carte postale) : noir et blanc ; 9 x 14 cm
descriptionInscription(s) sur l'image : "Lucien Michaux, édit, Bellegarde".
historiqueLes Pertes du Rhône sont une portion du Rhône qui se situaient près de Bellegarde-sur-Valserine, ville située au confluent de la Valserine et du Rhône. La nature des roches a donné au lit de ces cours d'eau une forme particulière, profonde de soixante mètres, dans laquelle le Rhône disparaissait pendant la saison sèche : ce site était appelé les « pertes du Rhône ». Elles ont été submergées depuis 1948 quand le barrage de Génissiat a été construit au sud de Bellegarde et que la Perte du Rhône a été transformée en un réservoir de vingt-trois kilomètres, de Génissiat à la frontière suisse. Le fleuve marque à cet endroit la limite entre l'Ain et la Haute-Savoie. Un phénomène similaire appelé « Pertes de la Valserine » existe toujours dans la même zone. L'eau s'enfonce dans le sol et il est encore possible de traverser la rivière sur une courte passerelle.
historiqueLe pont de Lucey, se trouvait dans la Perte du Rhône, à l'est de Bellegarde, en amont de l'embouchure de la Valserine. Il reliait Bellegarde-sur-Valserine dans l'Ain à Eloise, en Haute-Savoie. Le premier pont était en bois. Le dernier pont, en maçonnerie de pierre (moyen appareil), présentait trois arches voûtées : une arche centrale légèrement surbaissée et deux arches latérales en plein cintre. Il a été détruit au même moment que le pont de Coupy par l'armée française pour retarder l'avancée des troupes allemandes le 19 juin 1940. Le site est aujourd'hui noyé par les eaux du barrage de Génissiat.
historiqueSur le plateau industriel de Bellegarde, l'usine des Forces Motrices située au confluent de la Valserine et du Rhône au niveau des Pertes du Rhône est appelée également Usine de Coupy ou Usine des turbines. L'énergie hydraulique est transportée par câbles. Mise en service en 1873, cette usine captait une partie du débit du Rhône au moyen d'un barrage situé juste avant la cascade (le barrage dit Barrage des Forces Motrices) ; une partie des eaux empruntait un tunnel horizontal de quelques centaines de mètres puis rejoignait par des conduites forcées des turbines situées au niveau du confluent avec la Valserine. Puis, le grand barrage de Génissiat commencé juste avant la Seconde Guerre Mondiale, fut mis en eau en 1947-1948 : construit 10 km en aval de Bellegarde sur Valserine, le barrage de Génissiat, d'une hauteur de 104 m et retenant un lac artificiel de 23 km de long et de 56 millions de m3 a complètement noyé le site des pertes du Rhône. Les usines électriques installées de part et d'autre du confluent ont ainsi été également englouties en 1948 suite à la mise en eau du Barrage de Génissiat.
note à l'exemplaireAncienne collection Maison du fleuve Rhône. Don de l'association Promofluvia.

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