[7e Rallye européen de voitures de collection (1988)]

[7e Rallye européen de voitures de collection (1988)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPT0356 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
historiqueElles remettent ça. Les vieilles, mais néanmoins rutilantes, voitures de collection attirées par l'International club automobile d'époque à Charbonnières-les-Bains ont démarré le 12 mai 1988. Direction : l'Europe, elles aussi. Le septième Rallye européen des voitures de collection veut être une manifestation de prestige. Pas question, dit le prospectus, de concurrencer les clubs de collectionneurs ni de se donner des sueurs froides ou chaudes en faisant exploser les radars-détecteurs. Leur truc à eux, c'est la passion. Alors on se promène "pour vendre la France", pour faire découvrir à ses voisins d'une Europe qui sera bientôt sans frontières ni passeports, les petits joujoux brillants que l'on a réussi à réunir à Charbonnières. Selon un itinéraire spécialement aménagé, pendant les douze jours que durera la "grande aventure" sur bitume. Pour ne pas faire la route pour rien et se rendre utile à quelque chose, c'est la mode, on donnera des sous pour la recherche contre la mucoviscidose. On connaissait les concerts, les chaînes humaines et les quêtes publiques, voilà maintenant les rallyes. C'est donc un immense cortège qui a quitté Charbonnières-les-Bains. Un cortège d'engins venus de la nuit des temps et de nulle part, de choses bizarres montées sur des roues. Une incroyable collection de monuments d'anthologie, toutes plus belles et plus brillantes les unes que les autres. Une véritable exposition. Elles étaient toutes là, toutes au rendez-vous. Madame Talbot, née en 1958, sous-titrée Lago America. Madame Rolls Royce de 1920 ou 1925, on ne sait plus bien, en grandes pompes et habits de soirée. Et puis une Jaguar 1936, une Citroën 1929 AC4, une Bugatti de 1936, une Hotchkiss de la même année, une Ford 1930 A, une Bentley 30 Speed six ou une Hispano Suiza 1934. Des voitures noires, des voitures blanches, sobres, classiques ou excentriques, simples ou frimes, aux allures pompeuses ou à la silhouette plus discrète. Toutes différentes les unes des autres. Rondes ou carrées, décapotables, les voitures-train, les voitures-oeuf ou les voitures-sport ont fait un beau défilé. Il y avait celles dont les gros yeux globuleux sortent carrément de la carcasse, et celles qui accrochent leurs immenses roues sur leur bas-côté ou sur les fesses. Et puis celles qui ont des marchepieds, celles qui s'accrochent de petits insignes, celles qui sont larges, grosses, fines, incroyables, hautes, laides, drôles ou insolentes. Celles qui sont pour les très riches, les riches, les un peu moins riches et les pas riches du tout. Source : "Les tacots de Charbo" / I.L. [Isabelle Lasserre] in Lyon Figaro, 13 mai 1988, p.36.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP00932.

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