Frontière entre les communes de Lyon et Villeurbanne

Frontière entre les communes de Lyon et Villeurbanne
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0910 001 00164
technique1 photographie numérique : couleur
descriptionAdresse de prise de vue : carreaux en céramique situés 51 rue Fleuri-Germain (Lyon 6e), sur la façade de l'immeuble formant l'angle avec la rue Alexandre-Boutin (Villeurbanne), à environ une cinquantaine de centimètres du sol.
historiqueIl faut un support à toute frontière pour donner une réalité physique à leur existence. Etroitement imbriquées, Lyon et Villeurbanne peuvent difficilement délimiter leur "territoire" respectif. Mais en cherchant, au détour d'une rue, on peut remarquer deux plaques en faïence accolées, indiquant que l'on se trouve bien sur cette "frontière". Disposées sur tout le parcours délimitant les deux communes limitrophes, il n'en reste, à vrai dire, plus tellement en ce début de XXIe siècle. Dans une études parue dans la Revue d'histoire de Lyon "Rive Gauche", Georges Bazin avait tenté en 1974 d'en dresser l'historique. Afin de mieux comprendre cette frontière quelque peu "fantaisiste" entre Lyon et Villeurbanne, il s'était rendu directement sur le terrain pour suivre son parcours sur lequel il trouvera ces étranges plaques. Elles se présentent sous la forme de deux carreaux émaillés blancs d'environ 11 par 13 centimètres de côtés, portant chacun une indication en bleu avec un filet d'encadrement de même couleur. L'un est marqué "Ln" (Lyon), l'autre "Vne" (Villeurbanne). Ces jeux de carreaux, marquant la délimitation entre les deux communes, il les retrouvera tout au long du parcours, placé sur les façades d'immeubles, sur les seuils des magasins, aux portes d'entrées, à même les trottoirs aux angles des rues, partout où passent les limites... Au total, il en comptabilisera 32, entre la voie du chemin de fer de Lyon à Genève, côté Parc de la Tête-d'Or, et la place des Maisons-Neuves, à Villeurbanne. Posées en 1932, elles ont progressivement disparues, probablement en raison des travaux d'urbanisme qui ont considérablement modifié l'aspect des quartiers traversés, notamment à partir des années 1980.
note à l'exemplaireNom original du fichier : IMG 9921.
note bibliographique"Les limites fantaisistes entre Lyon et Villeurbanne" / Georges Bazin in Revue d'histoire de Lyon "Rive Gauche", no. 50-51 (septembre-novembre 1974).

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