[Chapelle Notre-Dame de Beaumont (Ain)]

[Chapelle Notre-Dame de Beaumont (Ain)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP02277 003
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
historiqueBeaumont. Un petit hameau de quelques habitants situé à mi-chemin entre Villard-les-Dombes et Vonnas, sur la commune de la Chapelle-du-Châtelard. Au milieu du plat pays de la Dombes, il se distingue par sa position surélevée. A quelque trois cents mètres d'altitude, il domine les étangs et la vallée de la Chalarogne qui coule à ses pieds. Grâce à cette protubérance, il est devenu un site que l'on visite aujourd'hui. Pour ses habitations, vieilles de plus de deux siècles, restées typiques de l'architecture bressane, mais surtout pour sa chapelle, Notre-Dame de Beaumont, érigée au XIe siècle. Elle a fait l'objet des dernières années 1980 d'une restauration complète. "En 1975, l'édifice était en complète ruine. Il était question de le raser. Des gens du coin ont voulu le sauvegarder. Ils sont venus me chercher." Claude Gantier est, depuis quinze ans, président du Comité de sauvegarde et de rénovation de la chapelle de Beaumont. Passionné d'architecture, d'histoire et de religion, il se présente comme un "sauveur" de reliques religieuses. Retraité, il consacre l'essentiel de son temps, à la restauration de la chapelle. II se voue, en quelque sorte, à l'édifice. Ce sauveur n'est pas envoyé du ciel. II vient de Bretagne. Depuis vingt-deux ans, il vit à Beaumont, dans le presbytère de la chapelle. Un concours de circonstances : lorsqu'il s'est installé sur le site, il ne prétendait pas à la rénovation du bâtiment. Intarissable sur le sujet, il fait lui-même visiter les lieux, inscrits depuis peu sur la liste supplémentaire des monuments historiques, "catégorie B", s'amuse-t-il à souligner. Il n'y a qu'à sonner à sa porte. II sort, la clé de la chapelle à la main, tout de suite prêt à faire le commentaire de l'historique de l'édifice et à retracer les étapes de la restauration. Un commentaire on ne peut plus fourni. "Les gens qui viennent visiter Beaumont sont toujours pressés. Il faudrait que je leur fasse la visite en un quart d'heure ! Mais moi, pour faire une présentation complète de la chapelle, il me faut une journée. Elle mérite de lui consacrer la journée", soutient-il. La construction de l'édifice date du XIe siècle. En pleine période romane. Dès son élaboration, il est devenu un sanctuaire marial. Des foules se déplaçaient de tout le département de l'Ain pour participer aux pèlerinages de Notre-Dame de Beaumont. Très vite aussi, les fidèles l'ont élu comme sanctuaire à "répit". Des parents parcouraient des dizaines de kilomètres pour déposer leur enfant mort-né dans la chapelle. N'ayant pas vécu, il n'avait jamais rencontré Dieu, il était condamné à l'enfer. "Notre-Dame de Beaumont avait le pouvoir de faire apparaître sur ce mort-né des "signes de vie" (colorations, légers mouvements...) qui laissaient espérer, alors, qu'il avait rencontré Dieu", explique Claude Gantier. Marqué par le temps et les guerres, l'édifice a été rénové au XVe siècle. Surélevé et agrandi, le choeur de la chapelle reflète typiquement l'art gothique du Moyen-Age. Sa voûte représente différentes scènes de l'Evangile. Des scènes peintes à l'époque. "Certains détails, des couleurs exceptionnelles forment un ensemble d'une extrême rareté pour le XVe siècle." Elles sont aujourd'hui classées "monuments historiques". La dernière rénovation au siècle passé les avait pourtant ensevelies sous une épaisse couche de plâtre. "Parce que la Révolution avait complètement condamné l'art religieux des siècles précédents", poursuit le président du comité. Les travaux entrepris en 1975 les ont remises à jour. En partie seulement : elles n'ont été découvertes qu'en cours de restauration, elles ne constituaient pas, de toute manière, une priorité. "En 1975, la chapelle n'avait plus ni vitraux, ni portail. Elle s'écroulait. Il n'y avait plus que des oiseaux et des rats qui y entraient". Le comité, s'est alors créé. Il a trouvé quelques fonds. De quoi commencer les 'travaux, le gros oeuvre, c'est-à-dire la restauration des murs. Les résultats, tout à fait probants, ont encouragé la poursuite de l'ouvrage. En grande partie achevé maintenant. La chapelle se visite bien sûr. Elle est aussi redevenue un lieu de culte. Mariages et baptêmes y sont célébrés. Pour parfaire sa réputation, Claude Gantier organise, dans celle-ci, un concert par an. Source : "Pas de répit pour la chapelle" / Marguerite Basset in Lyon Figaro, 2 juin 1990, p.52.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 68 négatifs.
note bibliographiqueNotre-Dame de Beaumont ou la renaissance d'une église" / Bénédicte Jeannerod in Le Progrès de Lyon, 2 juin 1991. - Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Notre-Dame-de-Beaumont_de_La_Chapelle-du-Châtelard (consulté le 15-04-2017).

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