[Procès Klaus Barbie : hommage rendu par les parties...

[Procès Klaus Barbie : hommage rendu par les parties civiles aux victimes]
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localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTP0278 08
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
descriptionDe gauche à droite, au premier plan : André Jarrot, Roland Dumas et Louis Rigal (de trois quart).
historiqueLe procès de Nikolaus dit Klaus Barbie s'est déroulé du 11 mai au 4 juillet 1987 devant la Cour d'Assises du département du Rhône, au Palais de Justice de Lyon. C'était la première fois en France que l'on jugeait un homme accusé de crime contre l'humanité. Les charges retenues contre Barbie concernaient trois faits distincts : la rafle opérée à Lyon le 9 février 1943 à l'Union Générale des Israélites de France (UGIF), rue Sainte-Catherine ; la rafle d'Izieu du 6 avril 1944 ; la déportation de plus de 600 personnes dans le dernier convoi parti le 11 août 1944 de Lyon à destination des camps de la mort. Au terme de huit semaines d'audience, Klaus Barbie est condamné le 4 juillet 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité. Il décède le 25 septembre 1991 à la Prison Saint-Joseph à Lyon.
historiqueLes avocats des parties civiles et des anciens responsables de la Résistance se sont recueillis le matin du 10 mai 1987, veille de l'ouverture du procès de Klaus Barbie à Lyon, devant le Fort Montluc, "l'antichambre de la mort" pour des milliers de personnes au début des années quarante. Les avocats, au nombre d'une quarantaine, conduits par Mes Roland Dumas, Serge Klarsfeld et Paul Lombard étaient arrivés quelques minutes auparavant en T.G.V. en provenance de Paris. Aux côtés des Résistants, à la tête desquels se trouvait M. André Jarrot (1909-2000), ancien ministre, ils ont observé une minute de silence devant l'entrée du Fort qui servit notamment de prison à Jean Moulin (1899-1943) et à l'ancien ministre Christian Pineau (1904-1995). Une plaque apposée sur le mur d'enceinte de la prison rappelle "qu'ici souffrirent sous l'occupation allemande, 10.000 internés, victimes des Nazis et de leurs complices. Sept mille succombèrent". La plaque, due à l'Association des rescapés de Montluc, précise que "l'insurrection populaire F.F.I. (Forces françaises de l'Intérieur) libéra 950 survivants le 24 août 1944".
note bibliographiqueLyon Figaro, 11 mai 1987. - "A la veille du procès : le pèlerinage symbolique des parties civiles" / R.R. in Le Progrès de Lyon, 11 mai 1987.

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