[Entretien avec Gilbert Chabroux, maire de Villeurbanne]

[Entretien avec Gilbert Chabroux, maire de Villeurbanne]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP03952 005
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
descriptionDe gauche à droite : Nathalie Gautier, conseillère municipale à l'Urbanisme ; Gilbert Chabroux, maire de Villeurbanne ; Charles Delfante, urbaniste en charge du projet de rénovation du centre urbain de Villerubanne.
historiqueLe 3 juin 1991, à quelques jours de la prise de possession des immeubles des Gratte-Ciel par la ville - le bail emphytéotique de soixante ans concédé à la Société villeurbannaise d'urbanisme (SVU) arrive à échéance le 7 juin 1991 -, Gilbert Chabroux a présenté, la maquette de "travail" du centre-ville de Villeurbanne qui sera très prochainement exposée en mairie. Réalisée par la mission Urbanisme et Patrimoine, cette maquette, où aucune modification n'est encore visible, devrait permettre de juger des conséquences que pourraient avoir les diverses interventions prévues dans le cadre de l'opération de réhabilitation et de revalorisation urbaine des Gratte-Ciel. Les objectifs de cette opération restent les mêmes : "Tirer la ville vers le nord" et faire des Gratte-Ciel un centre-ville fort pour que la ville soit plus autonome vis-à-vis de Lyon. Un dessein que l'architecte Charles Delfante devra mener à bien. Pour cela, l'avenue Henri-Barbusse, véritable colonne vertébrale des Gratte-Ciel, va s'ouvrir - dans le projet - aux rues annexes par des traverses reliant plus particulièrement les coeurs des îlots et les espaces publics existants. "La maîtrise d'ouvrage incombe à la CoUrLy, souligne le maire de Villeurbanne. Le concepteur, Alain Marguerite, qui a travaillé sur la place de la Comédie de Montpellier, va s'atteler à la tâche. Cependant, il devra être désigné officiellement par la CoUrLy". Les travaux devraient débuter à la fin de l'année 1991. Et le coût de l'ensemble des aménagements prévus par Charles Delfante sera de 8 millions de francs répartis entre la CoUrLy (5,5 MF) et la municipalité de Villeurbanne (2,5 MF). D'autre part, la réhabilitation des immeubles, confiée à l'Office villeurbannais HLM, va débuter par le groupe no.4, à côté du TNP, à la fin de l'année 1991. Auparavant, une réunion aura lieu avec les habitants. La rénovation "à la pince à épiler" et sous le contrôle de l'architecte des Bâtiments de France (classement du quartier en Zone de protection du patrimoine architectural et urbain oblige) devrait se dérouler, par tranches de trois cents appartements, sur cinq ans. La SVU a d'ores et déjà recruté deux personnes pour les maîtrises d'oeuvres technique et sociale. Des entreprises, l'Avenir, GFC, EI et Pitance, ont été préconsultées notamment pour "savoir si l'opération peut tenir dans l'enveloppe de 150 millions de francs", explique Gilbert Chabroux. Cette somme doit permettre de refaire les soixante mille mètres carrés de façades, d'installer l'isolation thermique et tout le confort nécessaire. En effet, le maire de Villeurbanne rappelle que "dans certains logements, rien n'a bougé depuis 1930. Il n' y a pas de salle de bains et l'électricité est d'origine". Le financement proviendra de diverses aides et subventions comme le Palulos, des prêts de la Caisse des dépôts et consignations et d'un petit effort des habitants eux-mêmes. "On ne fera pas les choses gratuitement", lance le maire de Villeurbanne. Source : "La renaissance des Gratte-ciel" / D. Ch. [David Chapelle] in Lyon Figaro, 4 juin 1991, p.8.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 197 négatifs.
note bibliographique"Villeurbanne joue au centre" / David Chapelle in Lyon Figaro, 7 juin 1991, p.2-3. - "Gratte-Ciel : la phase de consultation" / Chantal Danon in Le Progrès, 4 juin 1991.

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