[Octobre des arts (1987) : 1er festival de peinture de...

[Octobre des arts (1987) : 1er festival de peinture de trottoir]
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localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0798 04
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 20 x 15 cm (épr.)
descriptionA l'arrière plan, sur la gauche : "Les Grands Compas", fontaine du sculpteur Serge Boyer (1977 ; déposée en 1991).
historiqueL'exclusivité de ce festival de peinture de trottoir est offerte aux Lyonnais qui découvrent, dans le cadre de l'Octobre des Arts 1987, cet aspect inattendu de la création contemporaine. L'agence Medecis, le musée Saint-Pierre - Art Contemporain et l'enseigne Graphigro, initiateurs de cette manifestation, ont connu quelques problèmes d'organisation, le mauvais temps venant, en effet, perturber les premiers balbutiements de ce festival. L'expérience a tout de même lieu. Les dessins commencent à apparaître sur les trottoirs du centre de la ville, place de la République notamment. Les 10 et 11 octobre seront, d'après les responsables et si le temps le permet, les points forts de ce festival qui mérite l'intérêt du public lyonnais. Lyon accueille donc, et pour la première fois en France, un festival de peinture de trottoir. Malgré les aléas de le météorologie, une centaine d'artistes est attendue. Peintres, amateurs ou professionnels, ils se sont donnés rendez-vous dans les rues du centre de le ville. Créateurs de l'éphémère, artistes de la rue, ils exposent leurs oeuvres aux regards fugitifs ou passionnés des passants. Copiées ou originales, ces réalisations perpétuent la longue tradition d'un art saltimbanque. issu de la rue et toujours populaire. Toutes, de la copie du célèbre "Fifre" de Manet faite par un professionnel dévoreur de bitume aux créations surréalistes et parfois fantaisistes de l'amateur, témoignent d'une ouverture du monde de la création vers l'extérieur. Loin des salons et des palais officiels. Ce festival d'art contemporain soumet des oeuvres anonymes au jugement émotif et spontané des passants. Il permet aussi à notre cadre de vie de changer pour quelques jours, d'offrir aux citadins quelque chose de nouveau. Les Lyonnais auront l'occasion de saisir la sincérité, parfois naïve, des oeuvres exposées. Sincérité traduite par l'artiste qui travaille avec un matériel réduit à sa plus simple expression - des pastels en l'occurrence - et pour un salaire de misère, seulement représentés par les dons des passants. témoignage d'une certaine gratitude. Pourtant, pour la première fois en 1987 et dans le cadre de ce festival, la peinture de trottoir va être reconnue de manière officielle. Deux prix de 5000 francs chacun seront en effet remis aux participants. L'un par un jury de professionnels exclusivement composé de conservateurs de musées. L'autre, et c'est original, par un jury de passants. Le 12 octobre, la public lyonnais désignera à cette occasion la création qui l'aura le plus touché, en déposant des bulletins de votes dans des urnes spécialement installées à cet effet. L'avenir de cette manifestation, unique en son genre, dépend bien évidemment de l'accueil que lui réserveront les lyonnais du nombre de leurs votes, donc de l'importance de leur participation. Votes qui prendront une dimension particulière en offrant à cette expression de la rue le gage d'être reconnu. Et c'est bien là l'essentiel... Source : "Quand les rues deviennent... musée !" / Damien Millet in Lyon Matin, 9 octobre 1987.
note bibliographique"La constance de Konstanz" / N.C. [Nelly Colin] in Lyon Figaro, 9 octobre 1987, p.43.

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