[Pont Raymond Poincaré]

[Pont Raymond Poincaré]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP03069 006
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
historiqueCe pont le plus en amont de tous n'est pas dans la commune de Lyon ; il est localisé sur les territoires de Villeurbanne et de Caluire, la limite de Lyon se situant dans le Rhône quelques mètres en aval. Si ce pont mérite une épithète on peut lui attribuer celle de malchanceux tant les malheurs l'accablèrent dès le début. Sur cet axe il n'y eut absolument rien jusqu'à l'arrivée des chemins de fer mais très tôt dès 1858 et avec une grande audace technique on construisit un grand remblai au milieu des marais au sud du domaine de la ferme de la Tête-d'Or et au milieu du Grand Camp d'alors jusqu'au bord du Rhône dans un lieu où se trouvait encore en 1847 une usine chimique installée dans un ancien four à chaux. Ce grand remblai aménagé avec un grand saute-mouton est toujours bien visible et les TGV l'empruntent au nord de la gare de la Part-Dieu. Au-delà un grand viaduc analogue à celui de Perrache a été édifié et terminé en 1857. Il a fallu attendre beaucoup plus longtemps pour que la nécessité de faire un pont entre deux zones - le Tonkin à Villeurbanne et le quartier de Saint-Clair à Caluire - se fasse jour. C'est en fait la construction du boulevard de ceinture, devenu Laurent-Bonnevay, qui fut déterminante ; le pont était un élément du "bouclage" vers l'est de la partie interne de l'agglomération : heureuses vues d'avenir... On commença les travaux en 1937 mais peu de choses avaient été réalisées en 1939 ; on se remit à l'ouvrage en 1940 et le pont était à peu près terminé mais pas encore livré à la circulation lorsque les Allemands le firent sauter en septembre 1944. On ne recommença qu'en 1950 un nouveau pont. Mais les aventures du pont Poincaré n'étaient pas terminées puisque, lors d'une inspection du viaduc terminal de la rive droite enjambant les voies de chemin de fer, un agent de la SNCF découvrit en 1974 des fissures si inquiétantes que l'on décida immédiatement d'interrompre la circulation sur le pont. Celle-ci dut être déviée sur un pont provisoire en métal dont on vit la démolition en 1989... soit 15 ans après ! En 1990, le pont va donc être enfin achevé et communiquera avec la rive gauche et Caluire par un grand échangeur complexe jumelé avec la construction de nouvelles voiries de franchissement de la côtière de Dombes (chemin des Peupliers). Source : Les ponts de Lyon : l'eau et les lyonnais / Jean Pelletier, 1990 [BM Lyon, 6900 E1 PEL].
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 20 négatifs.
note bibliographiqueWikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_Raymond-Poincaré (consulté le 05-09-2016). - "Raz le bouchon" / M.-A. M. [Marie-Anne Maire] in Lyon Figaro, 5 décembre 1990.

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