[Procès Klaus Barbie : Henry Bulawko, témoin du ministère...

[Procès Klaus Barbie : Henry Bulawko, témoin du ministère public]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0759 FIGRPTP0235 05
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
historiqueLe procès de Nikolaus dit Klaus Barbie s'est déroulé du 11 mai au 4 juillet 1987 devant la Cour d'Assises du département du Rhône, au Palais de Justice de Lyon. C'était la première fois en France que l'on jugeait un homme accusé de crime contre l'humanité. Les charges retenues contre Barbie concernaient trois faits distincts : la rafle opérée à Lyon le 9 février 1943 à l'Union Générale des Israélites de France (UGIF), rue Sainte-Catherine ; la rafle d'Izieu du 6 avril 1944 ; la déportation de plus de 600 personnes dans le dernier convoi parti le 11 août 1944 de Lyon à destination des camps de la mort. Au terme de huit semaines d'audience, Klaus Barbie est condamné le 4 juillet 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité. Il décède le 25 septembre 1991 à la Prison Saint-Joseph à Lyon.
historiqueTension, émotion... De la rue Sainte-Catherine à Montluc, de Drancy à l'univers concentrationnaire, les quatre premiers témoins "directs" - Léa Katz, Henry Bulawko, Michel Goldberg et Eva Gottlieb - entendus le 20 mai 1987, ont fait entrer chacun de plain-pied dans le procès Barbie. Et dans une douloureuse réalité humaine. Ces témoins-là ont voulu être sobres et stricts à la barre. Ils ont tenté également, hors audience, d'échapper au "vedettariat" dont ils étaient l'objet à leur corps défendant. Mais qui ne voudrait en savoir plus ? Qui ne voudrait se faire expliquer encore, et encore, pour mieux comprendre... [...] "Barbie ne m'intéresse que par le système qu'il représente. Son sort me préoccupe peu". Lorsqu'on évoque le verdict à venir, Henry Bulawko, journaliste et président de l'Amicale des anciens déportés juifs de France, n'a qu'une réponse, donnée par un poète hébreu : "Quel châtiment peut-on trouver pour un homme qui a tué un enfant ?" Intérêt majeur du procès pour cet ancien déporté : la mémoire, et la transmission de cette mémoire. "Si le procès n'avait pas de vertu pédagogique, il n'aurait pas de raison d'être". La haine ? Elle est un sentiment désormais abstrait pour cet homme qui n'a cependant pas voulu retourner en Allemagne depuis 1945. "Bien sûr, quand il m'arrive d'avoir des problèmes physiques ou psychiques - nous ne sommes pas rentrés de là-bas indemnes ! - je me dis : 'les s...'. Mais ça s'arrête là". Source : "Pourquoi sont-ils venus témoigner ?" / Odile Cimetière in Le Progrès de Lyon, 21 mai 1987, p.6.
note bibliographiqueLes jeux de la mort et de l'espoir : Auschwitz-Jaworzno / Henry Bulawko, 1980 [BM Lyon, A 053110]. - Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Bulawko (consulté le 16-08-2016).

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