[1re édition du Trial urbain des "1000 Marches" (1987)]

[1re édition du Trial urbain des "1000 Marches" (1987)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0912 FIGRPT2232 08
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
historiqueDu trial sur les pentes de la Croix-Rousse ? Il suffisait d'y penser. L'idée a germé dans l'esprit du père Marius Faurie. Le curé du premier arrondissement de Lyon est un passionné de moto. Président d'un club dans la Loire, le trial n'a pas de secret pour lui. A force de gravir les nombreuses marches menant à la cure, le père Marius Faurie s'est dit, qu'après tout, ce genre de trajet pouvait peut-être s'effectuer sur deux roues. Le curé croix-roussien n'eut guère de mal à convaincre son ami Bernard Drevet, responsable du trial à la Ligue du Lyonnais motocyclistes, et le centre social et culturel de la Condition des soies, de se porter parrains de l'évenement. Gabriel Caillet, le maire du 4e arrondissement et les dirigeants de la Caisse d'épargne de la Croix-Rousse furent séduits par le projet des deux hommes. Le trial des "1000 Marches", première épreuve du genre jamais organisée en zone urbaine, était né. Quelques quatre-vingts spécialistes des acrobaties sur deux roues se sont ainsi déroulées sur les nombreux escaliers jalonnant la face est de la colline lyonnaise. L'escalier est une des spécialités de la Croix-Rousse. Il y a le long, le large, le court, l'escarpé, le tortueux. Le 17 mai 1987, les concurrents se sont vus proposer ce qui se fait de mieux dans le genre. Entre le cours d'Herbouville et la place de la Croix-Roussse, on monte ou on descend. Facile dans ces conditions d'imaginer ce que fut le périple des trialistes présents entre Rhône et Saône. Les organisateurs avaient tracé un parcours "touristique". Celui-ci mettait particulièrement en relief les multiples coins et recoins faisant de la Croix-Rousse un des quartiers les plus pittoresques de la ville. Le défilé multicolore des pilotes et leurs motos serpenta ainsi cinq heures durant sur les flancs du piton lyonnais. Les participants devaient affronter 13 zones. Un exercice à répéter trois fois et qui plut beaucoup à ces derniers. Patrick Charlier fidèle des épreuves de trial au plus haut niveau n'a pas hésité à faire le déplacement de Grenoble pour participer à la fête. Charles Goutard, le "monsieur trial" sur la région lyonnaise, et Jean-Pierre Goy, rendu célèbre par ses pirouettes télévisuelles, étaient eux-aussi présents sur les escaliers croix-roussiens, offrant ainsi au trial des "1000 Marches" ses premières lettres de noblesse. Le 17 mai 1987, le trial a parfaitement réussi son entrée en zone urbaine. Source : "L'ai-je bien descendu ?" / Christian Orif in Le Progrès de Lyon, 18 mai 1987.
historiqueLe premier trial de 1000 Marches s'est achevé sur la victoire dans la catégorie experts I, de Patrick Charlier (Grenoble) et, dans la catégorie experts II, de Charles Coutard (Lyon).
note à l'exemplairePhotographie attribuée à Florence Bles.
note bibliographique"Les motards sont dans l'escalier" / Laurent Perzo in Lyon Figaro, 18 mai 1987. - "Le trial se fait urbain" / P.M. in Lyon Matin, 18 mai 1987.

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