[Destruction de l'usine Rhodia Vaise]

[Destruction de l'usine Rhodia Vaise]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0759 FIGRPT1583 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
descriptionDes ouvriers de l'entreprise Iafrate-Gallois sur le chantier.
historiqueLes uns après les autres les bâtiments de l'ancienne usine Rhodiaceta de Vaise cèdent sous les charges de dynamite. Commencée début avril 1986, l'opération se poursuit, et le 7 janvier 1987 l'avant dernier bâtiment a rendu l'âme. L'ultime charge devrait se dérouler dans le courant du mois de février. Pour ce gigantesque chantier de démolition, trois entreprises lyonnaises sont à pied d'oeuvre : Iafrate-Gallois une entreprise de Saint-Priest, Perrier SA et comme sous traitant la société Somafer. Courant mars, une fois le terrain déblayé, une page de l'histoire industrielle de Vaise sera définitivement tournée. Trente-cinq kilogrammes de dynamite pour mettre à terre un bâtiment, le spectacle était de qualité. Opération délicate, car en bordure de la rue Sergent Michel Berthet, le dynamitage soigneusement étudié a fait reculer, lors de l'explosion, tout l'édifice de plus de sept mètres afin d'éviter des projections ou d'éventuelles retombées sur la chaussée. L'épais nuage de poussière à peine dissipé, le ballet des camions et autres pelleteuses reprenait de plus belle. Pourtant certains, bravant le froid, avaient attendus plus d'une demi heure le moment de l'explosion. Annoncé pour 15 heures tout d'abord, c'est à 15 heures 30 très précises que le vingtième bâtiment de l'ancienne usine de la Rhodia s'est affaissé. Et après ? Ce 7 janvier la question était sur toutes les lèvres avec une belle dose de scepticisme. "Des bureaux, des commerces, ouais on verra bien. De toute façon à Vaise les choses vont lentement. Je me rappelle qu'en 1943 la Grande rue de Vaise était déjà frappé d'alignement et rien n'a été fait, alors on verra bien", lâche un riverain qui dès l'explosion s'est empressé de rejoindre son jardin. Source : "Démolition de l'usine Rhodia : l'avant dernière charge" / G.S. in Lyon Matin, 8 janvier 1987.
note bibliographique"Vaise : 35 kilos de dynamite pour démolir la Rhodia" / Pierrick Eberhard in Le Progrès de Lyon, 8 janvier 1987. - "Urbanisme : le temps d'un monde nouveau va commencer" / Pierrick Eberhard in Le Progrès de Lyon, 19 mars 1987.

Retour