[Christine Aimé-Lassalle, professeur en archivistique]

[Christine Aimé-Lassalle, professeur en archivistique]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0759 FIGRPTP0017 02
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
historiqueAlors que l'on prévoit à Lyon III l'ouverture d'une formation continue pour les archivistes et les documentalistes, Christine Aimé-Lassalle, responsable de la licence des Techniques d'Archives et de Documentation, aux côtés de Bernard Demotz responsable administratif, veut dépoussiérer le métier de documentaliste et d'archiviste. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette profession opère un véritable forcing. Pressées par les impératifs des opérations de communication, les entreprises sont confrontées à de réels problèmes de documentation. "Il y a en ce moment une prise de conscience des entreprises face aux problèmes de classement de l'information. Les entreprises ont besoin de documentalistes. Ici, en un an après un DEUG, nous formons depuis dix ans, des spécialistes du traitement de l'information. Je dirais que nous sommes comme des chefs de gare. L'information arrive et nous la faisons repartir vers le bon utilisateur. C'est un travail de médiateur !". Mais si quelques entreprises s'intéressent déjà à ces documentalistes rodés à toutes les techniques de la documentation, les bureaux de recrutement font encore la moue. Côté universités, à Lyon III, pour la rentrée prochaine, des stages en formation continue seront possible. Une véritable restructuration. "Je suis très optimiste, explique Christine Aimé-Lassalle, surtout dans la région Rhône-Alpes qui est un pôle d'excellence, et possède des sources d'archives importantes". Autre décision : la formation s'arrêtera à la licence. "Je crois que les entreprise embauchent plus facilement des gens de licence. La maitrise ça ne pourrait qu'affoler les employeurs. Et il faut coller au problème de l'entreprise, de l'emploi. Nous estimons qu'en un an, avec ce programme, il est vrai très lourd, nos étudiants sont très bien formés. Chaque année sort une promotion de vingt cinq. Ceux qui viennent de sortir sont tous en poste". Vingt cinq et pas d'avantage. On ne se cache pas ici pour dire que la formation est sélective : des tests d'entrée font le barrage. Autant pour préserver les méthodes de formation par petits groupes en situations réelles, avec stages fréquents, que pour détecter les capacités de l'étudiant. Source : "Le coup de plumeau de Lyon III" in Lyon Figaro, 6 janvier 1988, p.6.

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