[Résidence internationale Villemanzy]

[Résidence internationale Villemanzy]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0758 FIGRPTL0035 02
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 12,5 x 17,5 cm (épr.)
descriptionVue prise en contrebas de la résidence Villemanzy, depuis la rue des Fantasques. Adresse : Résidence Villemanzy, 21 montée Saint-Sébastien, Lyon 1er.
historiqueLyon chouchoute ses visiteurs... de haut niveau. Universitaires et chercheurs étrangers sont devenus une cible de choix pour la ville de Lyon. A tel point qu'ils bénéficieront bientôt de logements réservés avec vue imprenable sur la ville. Initialement couvent des Colinettes, puis Hôpital militaire, sans usage depuis 1981, le site de Villemanzy, situé au 25 de la montée Saint-Sébastien dans le premier arrondissement, sera désormais la Résidence internationale de Lyon. L'origine de cette opération remonte à décembre 1983. Lors d'un colloque traitant des relations ville-organismes universitaires et de recherches, était affirmée la nécessité de créer à Lyon un centre d'accueil pour chercheurs et universitaires étrangers. Une idée fut émise par Jean-Michel Dubernard, maire adjoint en charge des Universités : "En tant qu'universitaire, et accueillant dans mon service des collaborateurs étrangers, j'ai constaté qu'il existait un besoin au niveau de leur hébergement. L'hôtel étant trop cher pour de long séjours et les appartement meublés difficile à trouver". C'est ainsi qu'en collaboration avec Jacques Moulinier, maire adjoint chargé de l'Urbanisme, une enquête fut menée en septembre 1984 auprès des chaires afin de mesurer la véritable nature des besoins. Les résultats firent porter le choix du site sur Villemanzy pour sa situation privilégiée au coeur de la ville. Un site qui se place également dans les objectifs municipaux de développement des relations internationales. "Villemanzy, lieu complémentaire à la future Cité internationale s'avérait indispensable pour renforcer le dispositif d'accueil et la vocation internationale de la ville". Une véritable opération de prestige d'un budget de vingt-cinq millions de francs (trois millions de l'Etat, deux millions du Conseil général, le reste sous forme d'emprunts et de crédits fonciers) géré par une association réunissant la Ville de Lyon, les universités et les centres de recherche. [...] Pour Jean-Michel Dubernard, ce style de résidence est quasiment unique en France. "Ni foyer, ni hôtel, cette résidence se veut un lieu d'accueil et de rencontre". Quatre-vingt studios meublés et équipés seront louables pour un tarif variant de 120 à 145 francs la nuitée. Mais la ville de Lyon, propriétaire du bâtiment, souhaite s'assurer un volant de studios réservés. Pour y parvenir, elle espère motiver les entreprises pour qu'elles apportent un financement supplémentaire sous la forme d'un mécénat. En échange, elles se verraient obtenir un droit de réservation. Pour l'instant, les responsables du projet tablent sur une durée moyenne de séjours de quatre-vingt-dix jours. Ce qui permettrait d'accueillir trois cent vingt personnes sur une année. La cible visée étant les délégations étrangères, les centres de recherche, les laboratoires et les entreprises. Au niveau architectural, la volonté a été de respecter l'histoire du bâtiment tout en observant une approche contemporaine (grandes baies vitrées, montures métalliques intérieures). La chapelle, présente à l'intérieur du complexe, a été préservée, le rez-de-chaussée de la résidence sera transformé en Club (salle de réunion, salons...) et les trois étages de studios seront aménagés de façon fonctionnelle. Un jardin sera ouvert au public et un parking devrait être mis en place en contre-bas du bâtiment. Engagés depuis octobre 1988, les travaux devraient être achevés au premier trimestre 1990. Une réalisation qui fera "rougir d'envie" les étudiants logés en cité universitaire... Source : "La vitrine de la recherche" / Sandrine Blanchard in Lyon Figaro, 16 février 1989, p.6.
note bibliographique"La caserne de Villemanzy transformée en résidence internationale" / Agnès Guenard in Le Progrès de Lyon, 26 mars 1987, p.14bis. - "La future résidence internationale pour chercheurs et universitaires étrangers" / William Stawiarski in Lyon Matin, 26 mars 1987, p.7. - "Têtes chercheuses en quête d'un pied-à-terre" / P.M. in Lyon Matin, 16 février 1989. - "Les chercheurs au couvent" / Pierrick Eberhard in Le Progrès de Lyon, 17 février 1989. - "Ilot Villemanzy : parking à haut risque" / Christelle Decker in Lyon Figaro, 12 juin 1989, p.6.

Retour