[Pile du pont Pasteur (rive droite)]

[Pile du pont Pasteur (rive droite)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTL0127 02
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
historiqueLe pont du Bosphore relie l'Europe à l'Asie, celui du sud lyonnais, le pont Pasteur, rattache la rive droite et la rive gauche. Rien à voir ? Le premier est aussi appelé "passage du boeuf", quant au second, d'une architecture beaucoup moins impressionnante, il fut initialement dénommé "Pont des Abattoirs". Initialement, parce que sa construction nous ramène à la fin de la première guerre mondiale et sa destruction à 1944, quand l'armée allemande déposa des charges explosives sur la chaussée, large de vingt mètres. Les trois arches s'effondrèrent alors dans le Rhône. En 1955 un nouveau pont est construit sur les mêmes fondations, celles-ci n'ayant pas été touchées par l'explosion. Le tablier repose donc sur les deux anciennes coulées pour son assise aux berges du Rhône et les deux piles centrales d'origine pour le rebond en béton des trois arcs structuraux. Signe évident des avancées technologiques, les matériaux. Le pont des Abattoirs, un des premiers en béton armé, comportait 4000 mètres cubes de béton et 741 tonnes d'acier. Le pont Pasteur : 1700 mètres cubes de béton et 325 tonnes d'acier. L'utilisation des bases initiales présentait un danger que l'apparence massive ne pouvait plus cacher en 1985. Cette année-là, une visite subaquatique permet de découvrir, en dessous du lit du fleuve, une petite cavité dans le fût de la pile rive droite. Petite cavité deviendra grande. Aussi les techniciens de la voirie pratiquent-ils un sondage de reconnaissance par carottage. Au début du siècle les constructions en béton utilisaient la chaux comme liant. Avec les années celle du pont Pasteur a partiellement disparu et le béton se désagrège, avec le risque évident d'une fragilisation de l'ensemble. En avril 1987, les ingénieurs de la CoUrLy vont faire quelques trous au dessus de la pile, injecter du béton moderne, et le pont pourra continuer pendant plusieurs années à supporter les 20.000 véhicules qui l'empruntent chaque jour... Source : "La pile de la rive droite du pont Pasteur" in Lyon Figaro, 17 février 1987, p.10.
note à l'exemplairePhotographie attribuée à Marcos Quinones.
note bibliographique"Le Pont Pasteur malade de ses piles" in Le Progrès de Lyon, 29 avril 1986, p.7. - "Futurs travaux du pont Pasteur : les piles sont à recharger" / G.S. in Lyon Matin, 31 janvier 1987, p.10.

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