[Musée d'art religieux de Fourvière : exposition...

[Musée d'art religieux de Fourvière : exposition d'orfèvreries d'Armand-Calliat]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP00481 004
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
descriptionAdresse de prise de vue : Exposition "Trésor de Fourvière", musée d'art religieux de Fourvière, 8 place de Fourvière, Lyon 5e.
historiqueIl en est de l'orfèvrerie comme de la musique, ce sont des arts qui bien souvent au cours des temps, se sont mis au service de la religion et plus particulièrement de la liturgie. Mais, si le "Requiem" de Mozart ou les "Vêpres" de Monteverdi tiennent volontiers le devant de la scène musicale, les pièces d'orfèvrerie destinées au culte sont souvent négligées, voire oubliées au fond des sacristies. Idem pour la chasublerie... Vatican II est passé par là. Comme d'autres grandes cités de la chrétienté, Lyon possède des trésors en ce domaine, illustrant entre autres l'art du principal orfèvre du siècle dernier, Thomas Armand dit Armand-Calliat, que le musée de Fourvière, en cette année 1989, a choisi comme sujet pour sa traditionnelle exposition de la rentrée. Au départ, il y a l'incroyable floraison des artisans d'art sacré à Lyon, au XIXe siècle : près de cent cinquante, vers 1850, tenaient boutique autour de Saint-Nizier, rue Impériale (l'actuelle rue de la République), rue Mercière... "Notre ville était vraiment l'un des grands centres européens, très renommé en matière d'orfèvrerie et de chasublerie religieuse", rappelle Bernard Berthod, conservateur du musée de Fourvière. L'épiscopat, les mécènes désireux d'offrir quelques belles pièces à un sanctuaire, la cour pontificale de Rome même, se servent là. La Grande-Guerre porte un premier coup à cette industrie artistique, les maisons lyonnaises disparaissent les unes après les autres. Vatican II va leur porter le coup de grâce. On ferme ! Et l'on remise ostensoirs, ciboires et chasubles richement ornées sur les rayons les plus hauts des placards des sacristies, quand les pièces ne sont pas vendues à l'encan voire volées. La sensibilisation (parfois tardive) du clergé, l'intervention des Monuments historiques, des commissions diocésaines d'art sacré, colmatent l'hémorragie. Reste à réunir à faire revivre ces trésors. Le musée de Fourvière va s'y employer... Source : "Le sacre de l'orfèvrerie" / Gérard Corneloup in Lyon Figaro, 8 septembre 1989, p.33.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 17 négatifs.

Retour