[Inauguration du centre Colin-Maillard à Villeurbanne]

[Inauguration du centre Colin-Maillard à Villeurbanne]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0919 FIGRP03103A 001
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
descriptionDe gauche à droite, sur le perron de la maison de l'Association Colin-Maillard : Hélène Dorlhac de Borne, secrétaire d'Etat, chargée de la Famille et des Personnes âgées ; Catherine Dolto-Tolitch et Gilbert Chabroux, maire de Villeurbanne. Adresse de prise de vue : Association Colin-Maillard, 131 bis route de Genas, 69100 Villeurbanne.
historique"C'est une petite maison à la lisière de Villeurbanne. Une petite maison perdue au fond de l'impasse. Une petite maison cachée au fond d'un jardin. Une petite maison accolée à une autre, la même, strictement la même", explique Yves Cordier, l'architecte. La petite maison Colin-Maillard était recouverte de neige, le 10 décembre 1990, lors de son inauguration par Gilbert Chabroux, maire de Villeurbanne, en la présence d'Hélène Dorlhac de Borne, secrétaire d'Etat, chargée de la Famille et des Personnes âgées et du docteur Catherine Dolto-Tolitch, fille de la psychologue. Colin-Maillard, qui est inspiré des travaux et des recherches de Françoise Dolto, notamment ceux qu'elle a rassemblés dans son livre "Quand les parents se séparent", a pour but d'offrir un point de rencontre neutre, entre les parents non-gardiens et leur enfants. Une première dans l'agglomération lyonnaise. [...] Dès 1989, Charles Hernu, alors maire de Villeurbanne, s'était penché sur cette question à laquelle il avait été sensibilisé par Brigitte Thévenieau, directrice de l'association VIFF-SOS-Femmes battues. Au mois de juin de la même année, était créée l'association Colin-Mailard, sous la présidence de Charles Hernu. Une présidence reprise par Gilbert Chabroux. L'association Colin-Maillard, en créant un centre d'accueil, de rencontre et d'hébergement, a pour objectif d'apporter des solutions concrètes aux difficultés que pose le divorce pour les enfants, de permettre à l'enfant de conserver ses deux références parentales. Ce centre est un lieu neutre où parents et enfants auront la possibilité de se retrouver, le temps d'un après-midi, d'un week-end. [...] Le centre Colin-Maillard, s'il a suscité beaucoup d'enthousiasmes parmi les élus municipaux, a rencontré quelques solides oppositions au sein de la population villeurbannaise. "Nous avons reçu d'un certain nombre de riverains de l'impasse Amblard, un accueil pour le moins mitigé, avoue Gilbert Chabroux. Et pour tout dire franchement, un accueil hostile. Pétitions et manifestations diverses se succédèrent. Il fallut toute la persuasion et toute la volonté de Charles Hernu pour aboutir". Un compromis fut trouvé avec les voisins. L'accès au centre Colin-Maillard se ferait par la route de Genas. Colin-Maillard pouvait enfin ouvrir ses portes. Soutenu financièrement par la ville de Villeurbanne (300.000 francs), ainsi que par le Conseil général du Rhône (120.000 francs), auxquels s'ajoute, au titre de l'exercice 1989, une subvention d'investissement de 50.000 francs attribuée par le secrétariat d'Etat à la Famille, le centre est dirigé par une équipe de trois personnes, un directeur, un psychologue et une éducatrice spécialisée, garantes du cadre et du bon fonctionnement du centre. [...] Depuis son ouverture, le 10 mars 1990, quarante-sept familles sont venues s'inscrire. Cela concerne vingt et une mères et vingt-six pères, pour un total de quatre-vingt-cinq enfants, dont la moyenne d'âge est de 7 ans. Globalement, le centre a fonctionné cinquante-sept fois en hébergement, cent deux fois en visite en journée et vingt-sept fois en lieu d'échange. Source : "Un week-end sur deux" / David Chapelle in Lyon Figaro, 12 décembre 1990, p.8.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 12 négatifs.
note bibliographique"Le Happy-end de l'impasse" / Muriel Pernin in Lyon Figaro, 4 novembre 1989. - "Colin-Maillard renoue le cordon" / Frédérique Germain-Bonne in Lyon Matin, 13 décembre 1990.

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