[Théâtre du Huitième]

[Théâtre du Huitième]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTL0252 07
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
descriptionAdresse de prise de vue : Théâtre du Huitième, 8 avenue Jean-Mermoz, Lyon 8e.
historiqueMarcel Maréchal a été le père fondateur (1968-1975), Robert Gironès un fils mal-aimé (1975-1978), Francis Weber un cousin de passage (1979-1985) et Jérôme Savary le tonton flingueur (1986-1988). Qui figurera en cinquième position dans la galerie des ancêtres au Théâtre du Huitième ? Mystère et suspens. Le nom de l'héritier, foi de communiqué ministériel, devait être dévoilé avant la fin de l'année et voici que 1988 s'achève sans que la rue de Valois ait manifesté ses intentions. Du moins officiellement. Et l'on a beau prêter des préférences au nouveau directeur des théâtres, Bernard Dort, ce sont encore les lenteurs et les silences qui font le plus de bruit. Entre 1968 et 1988, en vingt ans, le Huitième aura donc connu quatre guerres de succession et non des moindres. Comment s'étonner ensuite du manque d'identité de l'endroit ou des infidélités du public ! Ajouter à cela l'annonce du départ de Jérôme Savary tombant au pire des moments pour ce qui est de la gestion : abonnements non lancés, contrats avec les sponsors non signés... On imagine la suite, et on ne fait pas que l'imaginer, on la voit : des 16.000 abonnés de la saison 1987-88 subsiste moins d'une moitié. Un seul être vous manque et voici que la programmation 1988-89, bel et bien signé par lui, est boudée. Mais que le maestro-magicien vienne avec une de ses productions et c'est la vente aux guichets qui remonte. Vexante cette situation, aussi vexante que, pour le ministère, la nomination éclair de Jérôme Savary à Chaillot. Source : "Le Huitième cherche son cinquième" / Sophie Bloch in Lyon Figaro, 20 décembre 1988, p.31.
historiqueLe Théâtre du Huitième a successivement été utilisé par le Théâtre du Cothurne, puis par la Compagnie du Cothurne (1967-1975), le Théâtre de la Reprise (1975-1979), le Théâtre des jeunes années (1968-1979), la Compagnie Jacques Weber (1979-1985) et le Carrefour européen du théâtre (1985-1988), avec le statut de Centre dramatique national (1972-1992). En 1989, Alain Françon reprend la direction du Théâtre du Huitième. En 1992, le théâtre est réhabilité et la Maison de la danse, jusqu'alors hébergée dans le Théâtre de la Croix-Rousse, s'installe dans ce bâtiment.

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