[Place Gabriel-Péri à Villeurbanne]

[Place Gabriel-Péri à Villeurbanne]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP01671 004
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
descriptionVue de la place Gabriel-Péri, actuelle place Charles-Hernu, prise en direction de l'intersection du cours Emile-Zola et de la Grande-rue-des-Charpennes, actuelle rue Gabriel-Péri. A cet endroit, on apercoit à l'arrière plan, l'immeuble constituant à cette époque le siège de la Sémaly (René Gimbert et Jacques Vergely architectes, 1979).
historiqueLa place Gabriel-Péri - ici en cours de réaménagement - sera rebaptisée, le 18 janvier 1991, du nom de Charles Hernu, maire de la ville, décédé un an plus tôt. La décision fut prise, à l'unanimité, le 16 décembre 1990, en prélude au conseil municipal, par les élus villeurbannais. "C'est un aménagement que Charles Hernu a voulu de son vivant. Il est normal qu'aujourd'hui il porte son nom", déclarera Gilbert Chabroux, premier magistrat de la ville et successeur du maire défunt. L'idée d'une place au nom de Charles Hernu est née spontanément chez les Villeurbannais. Après sa mort, ceux-ci avait exprimé leur souhait de voir son nom rattaché à un lieu public. Parmi les nombreuses propositions, figurait notamment celle de la place Gabriel-Péri. Un lieu symbolique à double titre puisqu'il s'agissait de l'entrée quasi "officielle" de la cité, et ensuite puisque le premier magistrat décédé avait fait de la réhabilitation de cet endroit l'un de ses grands projets, résolument tourné vers l'avenir, d'où devait naître un ensemble immobilier de prestige, de forme ovale, avec un pôle hôtelier en façade et transports en commun à proximité. Mais ce changement de nom ne sera pas sans provoquer quelques émotions parmi le nombreuses associations d'anciens combattants ainsi que du côté du Parti communiste de Villeurbanne, considérant qu'il y avait atteinte à la symbolique de la Résistance... Le conseil municipal trouvera la clef du problème en débaptisant la Grande-rue-des-Charpennes qui deviendra la rue Gabriel-Péri, en hommage à l'intellectuel, résistant de la première heure, qui fut livré à la Gestapo, torturé et fusillé.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 8 négatifs. Tirage(s) sous la cote : FIGRPT3028.
note bibliographique"Hommage à un maire disparu" / Dominique Marmy in Lyon Figaro, 6 février 1990. - "Une place pour le souvenir" in Le Progrès de Lyon, 9 février 1990. - "Charles Hernu prend place" in Lyon Figaro, 19 décembre 1990, p.9.

Retour