[Cité des Antiquaires à Villeurbanne]

[Cité des Antiquaires à Villeurbanne]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0901 FIGRP00449 002
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
descriptionCité des Antiquaire. Michel Ginsburger, architecte. Adresse de prise de vue : 117, boulevard Stalingrad, 69100 Villeurbanne.
historiqueLa brocante Stalingrad aura vécu, cahin-caha plus de vingt années. Le 21 juillet 1989, elle a tourné définitivement une page de son histoire en déménageant de quelques mètres pour s'installer dans de nouveaux locaux. C'est en 1967, en effet, qu'un antiquaire lyonnais divise un grand entrepôt qu'il possède au Tonkin en une centaine de stands. Maurice Bramy vient d'inventer la "Brocante Stalingrad". Les Lyonnais prennent vite l'habitude de fouiner chez les antiquaires et la brocante devient un lieu de promenade en même temps que l'un des centres du négoce des antiquités le plus important d'Europe. Mais ce type de commerce se professionnalise, les clients deviennent exigeants et les assurances pointilleuses. La vétusté des locaux qui abritent la brocante pose donc des problèmes à tout le monde, y compris à la municipalité de Villeurbanne qui a pour le boulevard Stalingrad des projets prestigieux s'accordant tort mal de le présence sur le site d'une "brocante". Ainsi est née l'idée d'une cité des antiquaires. Celle-ci ne souleva pas tout d'abord un réel enthousiasme chez les commerçants concernés. Le projet, confié au promoteur Constant Giorgi, était à leurs yeux trop luxueux, donc trop cher. il fallut de longues négociations pour convaincre la grosse majorité de ces antiquaires. Le 21 juillet 1989, c'est désormais chose faite et Charles Hernu s'est rendu en visite pré-inaugurale prendre la mesure de leur satisfaction.. ou de leur déconvenue. Il fut rapidement rassuré : parmi les antiquaires le moral est bon. Chacun apprécie l'aspect fonctionnel et moderne des lieux ainsi que les possibilités d'animation commerciale qu'il offre. Tous les antiquaires ne sont cependant pas encore installés. La Cité constitue ce qu'on appelle une opération "à tiroirs", c'est-à-dire que l'on a construit une première tranche dans laquelle se sont installés les premiers acquéreurs et locataires. Les anciens locaux ainsi libérés vont désormais être détruits et une seconde tranche débutera immédiatement (fin des travaux pour le début de l'année 1990). Dès août 1989, elle accueillait déjà plus de quatre-vingts exposants qui s'activent avant l'inauguration définitive prévue pour les 5-7 octobre.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 18 négatifs.
note bibliographique"Du neuf chez les antiquaires" / Pierre Perret in Lyon Figaro (cahier saumon), 21 juillet 1989, p.14. - "L'art de faire du neuf avec de l'ancien" / Jocelyne Blanchard in Lyon Matin, 21 juillet 1989. - "Charles Hernu chine au Tonkin" in le Progrès de Lyon, 24 juillet 1989. - "Cité des antiquaires : travaux à grande vitesse" in Le Progrès de Lyon, 17 août 1989. - "Cocteau en guest star à la Cité des antiquaires" in Lyon Libération, 6 octobre 1989, p.50.

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