[Centre d'accueil de l'association Colin Maillard]

[Centre d'accueil de l'association Colin Maillard]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0922 FIGRP00484 002
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
descriptionAdresse de prise de vue : 3 Impasse Amblard, 69100 Villeurbanne. Nouvelle adresse de l'association Colin Maillard (en 2016) : 16bis rue Emile-Decorps, 69100 Villeurbanne.
historiqueTrois Impasse Amblard à Villeurbanne. L'association Colin Maillard dispose enfin d'un centre d'accueil pour les parents divorcés non gardiens de leurs enfants. La petite maison ocre jaune située dans un secteur pavillonnaire à proximité de la Ligne-de-l'Est ouvrira son portail dans le courant du mois de novembre 1989. Pour accueillir, le temps d'une journée ou d'un week-end, parents et enfants à la recherche d'un toit. Avec ce centre qui fonctionnera aussi pendant les vacances scolaires la municipalité de Villeurbanne souhaite créer par l'intermédiaire de son association Colin Maillard, un lieu d'hébergement comme il en existe déjà à Bordeaux ou à Grenoble. Fin mai 1989, l'association avait même repéré une bâtisse disponible, avenue Roger-Salengro. Mais cette hypothèse a rapidement été abandonnée. C'est finalement vers l'impasse Amblard, une toute petite artère de la commune, que le choix s'est porté. Cette maison d 'un étage qui appartient à la CoUrLy dispose de deux jardins, dont l'un très ombragé donne directement sur la rue. La création de ce centre est une première dans l'agglomération lyonnaise, Il permettra d'accueillir quatre adultes et douze enfants en hébergement. Sous la responsabilité d'une directrice et de deux éducateurs. "Notre initiative s'inspire des recherches de Françoise Dolto", explique Brigitte Thévenieau, adjointe chargée de l'Education et instigatrice du projet. En effet, en France, un ménage sur trois se défait. Et le divorce entraine parfois le départ d'un des deux parents dans une autre ville. Celui qui n'a pas la garde n'a pas forcément un point de chute pour recevoir son enfant. Lorsque le divorce est prononcé, il donne alors l'adresse d'un bar ou d'un lieu public. La situation est tout aussi difficile pour celui des deux parents qui vit dans un foyer ou dans un logement vétuste. Il lui faut alors trouver un autre lieu d'accueil. A nouveau, les salles de restaurant font office de centre d'hébergement. Au bout de quelques années, il n'est pas rare que les parents disparaissent de la vie de leurs enfants. Un phénomène qui, selon les statistiques, se produit dans cinquante pour cent des cas avec les parents non gardiens. Ces lieux d'accueil et d'hébergement existent déjà à l'étranger : au Canada, en Angleterre, en Australie ou aux Etats-Unis. En France, les initiatives de ce type ne sont pas très nombreuses. Après le centre de Bordeaux créé en 1986, Grenoble a suivi en 1987. C'est Villeurbanne qui décide en 1989 d'en faire tout autant. Source : "Colin Maillard s'en va en garde" / Muriel Pernin in Lyon Figaro, 29 août 1989, p.5.
historiqueAprès un conflit avec les riverains de l'impasse Amblard et quelques aménagements pour permettre une seconde entrée au 131 bis, route de Genas, c'est finalement le 10 mars 1990 qu'est inaugurée la maison d'accueil de l'association Colin-Maillard.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 4 négatifs.
note bibliographiqueSite internet : http://mediationfamiliale-colinmaillard.fr (consulté le 01-03-2016). - "Une alternative à l'errance" / F.G.B. [Frédérique Germain-Bonn] in Lyon Matin, 2 mars 1990. - "Une maison en a...pesanteur" / Frédérique Germain-Bonn in Lyon Matin, 9 mars 1990. - "La maison du bonheur" / Hervé Chossat in Lyon Matin, 12 mars 1990. - "Présentation officielle de Colin-Maillard" in Le Progrès de Lyon, 12 mars 1990.

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