[Atelier de gravure Alma]

[Atelier de gravure Alma]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP02875 001
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
descriptionAdresse de prise de vue : Atelier Alma, 28 rue Burdeau, Lyon 1er.
historiqueAu nombre de trois cents dans le quartier de la Croix-Rousse, où ils travaillent et vivent, plasticiens, danseurs, graphistes, gens du spectacle n'échappent pas à la spirale spéculations-rénovations-augmentation des loyers-disparition du résident. Bien placés pour en témoigner, les graveurs de l'atelier Alma de la rue Burdeau, sur la sellette depuis que le propriétaire de leur immeuble a manifesté l'intention de se réapproprier les locaux. La Ville n'aurait pu qu'inviter, de son côté et avec ses minces pouvoirs d'intervention, ledit propriétaire à conserver ses artistes-résidents. Qui auraient d'ailleurs dû partir depuis mars 1990, dès la fin de leur bail. "Mais on a fait traîner, pris un avocat. On n'a plus de nouvelles depuis cet été. Mais nous ne nous faisons aucune illusion. Nous n'avons aucun droit", explique l'une des graveuses. L'équipe de l'atelier Alma ne restera pas sur le premier arrondissement. Ni à Lyon. Son déménagement au Fort-de-Bruissin à Francheville, futur centre culturel où l'on vient de lui proposer gracieusement de s'installer dans deux grandes salles, est de plus en plus probable. Plus intéressant aussi qu'une installation dans un local de quarante mètres carrés à La Duchère, que lui offrait la ville. Rien sur les pentes, où "on aurait pourtant voulu rester. Mais avec le prix des loyers..." La situation ne vaut guère mieux pour Yves Charton et son Lézard dramatique, toujours installé passage Thiaffait alors qu'il aurait dû quitter les lieux depuis plusieurs mois déjà, à l'instar de ses voisins de palier. La préemption "trop tardive" de la traboule par la ville de Lyon serait à l'origine du désaccord qui l'oppose au dernier propriétaire en date, dans le cadre d'un procès dont l'issue ne devrait pas tarder à être connue. Dans le flou, les locataires de Thiaffait ne savent plus s'ils doivent préparer leurs valises pour un éventuel départ. "A ce rythme, il ne restera plus grand monde sur les pentes de la Croix-Rousse", estime, pour sa part, un des graveurs de l'Atelier Alma. Une vision particulièrement noire de la situation. Qui, si elle n'évolue pas, est un risque réel pour l'avenir et l'image du quartier, considéré comme le pôle culturel de Lyon : 45% des créateurs lyonnais sont domiciliés soit sur les pentes, soit sur le plateau de la Croix-Rousse. Source : "Rideau sur les pentes" / S.M. in Lyon Figaro, 31 octobre 1990, p.6.
historiqueAssociation spécialisée dans le domaine de l'estampe en taille-douce, l'Atelier Alma fut présent pendant 16 ans à la Croix-Rousse, à Lyon. Entre 1975 et 1991, ses presses ont imprimé les gravures de nombreux artistes français et étrangers sous le label édition Alma. Depuis 1980, plus d'une vingtaine d'albums, de livres d'artistes ont été édités, et une cinquantaine d'expositions ont été présentées à la galerie Alma. Parmi les artistes : L. Clément, C. Crozat, A. Deguelle, L. Dorahy, Ph. Favier, E. Ponce... En 1991, l'atelier Alma s'installe à la cité des artistes au Fort du Bruissin et devient un lieu de travail pour les artistes comme Laurence Clair, Maryse Grousson, François Lorrain, Sylvie Maurice, Mireï Revy-Locatelli, Jean-Marc Reymond, Jocelyne Serre, Hideko Hattori-Souchon...
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 10 négatifs.
note bibliographique"Ateliers de l'Alma : rendez-vous avec les professionnels de l'estampe" in Le Progrès de Lyon, 15 août 1989.

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