[Football : AS Saint-Etienne - Paris Saint-Germain (1-2)]

[Football : AS Saint-Etienne - Paris Saint-Germain (1-2)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP00453 019
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
historiqueOn boit beaucoup de bière dans les gradins latéraux du stade Geoffroy-Guichard. Un détail que l'on a pu constater le 12 août 1989, lors de la rencontre entre l'AS Saint-Etienne et le Paris SG. Durant quatre-vingt-dix minutes, Joël Bats, le gardien de l'équipe France, a en effet évolué sous les jets de boites de bières. Une pluie de projectiles en tout genre qui s'est transformée en déluge, dans les deux dernières minutes de la partie, lorsque l'arbitre a refusé deux penalties aux Stéphanois. [...] Ces décisions contestables de l'arbitre ne doivent cependant pas faire oublier la prestation des Parisiens. La bande à Joël Bats a évolué avec intelligence, sans jamais céder à la panique. S'appuyant sur une parfaite occupation du terrain et une défense inspirée, l'équipe de la Capitale ne tardait pas à prendre l'avantage. Calderon, intenable sur l'aile gauche, débordait la défense stéphanoise. L'Argentin semblait pousser trop loin son ballon mais, d'un ultime coup de rein, il en redressait la course. La balle atterrissait sur la tête de Susic qui laissait Beaufreton sans réaction. Forts de cette réussite initiale, les hommes de Tomislav Ivic poursuivaient leur domination, notamment dans l'entre-jeu. Les Verts tentaient bien de créer le danger devant le but de Joël Bats. Mais ce sont surtout les contres parisiens, orchestrés par Susic qui mettaient dans l'embarras une défense stéphanoise beaucoup trop naïve. Claderon, Perez et Tanasi échouaient ainsi dans leur tentative face à Beaufreton. A l'autre bout du terrain, seuls deux slaloms de Clavelloux et Tibeuf donnaient l'occasion à Bats de se mettre en évidence. La seconde période débutait sur un coup de théâtre. Sur la première action, Mendy, rentré à la mi-temps, lançait Witschge dans les dix-huit mètres. Le Néerlandais reprenait le ballon, à ras de terre, dans la foulée. Bats ne pouvait que constater les dégâts. Cette réussite donnait des ailes aux Stéphanois. Pendant dix minutes, ils acculaient l'équipe de la Capitale sur sa cage. Sans conséquence au tableau d'affichage. Au contraire. Alors que la domination Verte battait son plein, Susic à l'entrée de la surface, glissait le ballon en retrait à Charbonnier. Sa frappe précise, des vingt mètres, trouvait la lucarne (60e). Un véritable coup de poignard qui aurait pu se transformer en KO, cinq minutes plus tard. [...] Malgré un pressing dans le dernier quart d'heure, les efforts des hommes de Robert Herbin restaient vains. Les penalties oubliés par l'arbitre avivaient un peu plus leurs regrets. Une défaite qui place les Stéphanois dans une situation délicate au classement général. Source : "L'ASSE piégée" / Pascal Auclair in Lyon Figaro, 14 août 1989, p.16.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 106 négatifs.

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