[Nouveau Guignol de Lyon (dir. Jean-Guy Mourguet)]

[Nouveau Guignol de Lyon (dir. Jean-Guy Mourguet)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP01119 013
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
descriptionAu premier plan, sur la droite, la marionnette de Raymond Barre. A l'arrière plan, sur la gauche, celle de Michel Noir. Adresse de prise de vue : Nouveau Guignol, 2 rue Louis-Carrand, Lyon 5e.
historiqueReportage photographique réalisé à l'occasion de la pièce "Combien de fesses pour ce fauteuil ?", présentée au Nouveau Guignol de Lyon, sous la direction de Jean-Guy Mourguet.
historiqueTout fout le camp ! Guignol bouscule toujours les gens en place dans son petit théâtre, mais son art est bien facile et son ironie émoussée. Pots de vin, magouilles et figures connues, tous les rites et le personnel politique national de premier plan sont au rendez-vous derrière le castelet du Nouveau Guignol. Le prétexte : Pancrace Gnafron postule à la présidence de la République. Dans son hôtel particulier pur style Napoleon III, le candidat lyonnais organise une soirée où les Mitterrand, Chirac, et autre Jack Lang sont conviés. La TV est là, bien sûr. Guignol aussi. L'ami de toujours, le conseiller d'aujourd'hui, et peut-être le chef de cabinet de demain. Tous ont la tête tournée par la vamp de service, une certaine Marianne Cinq, frivole et volage, qui ne cesse de changer de compagnon de lit depuis que son Général l'a laissée seule... Tout ce beau monde se retrouve au deuxième acte sur la Côte d'Azur, dans la superbe villa du couple Gnafron. Ceux-ci ont bien compris que la meilleure des stratégies consiste à rincer les gens utiles, les copains, les coquins, et les journalistes. Ces derniers sont particulièrement servis. Sous le soleil du midi, Le Pen joue les trublions au grand dam de la petite classe que sa présence rend hystérique, Léotard en jupette bleue ciel et Noir en salopette rose en couinent de terreur. Pasqua a beau veiller, en tenue de camouflage, il n'empêche pas Hernu de faire le Charles. Le tout s'achèvera bien tristement sur l'ami Gnafron. Dans son salon redécorè par Jack Lang, il apprendra qu'un sondage le place dans le coeur des Français derrière Arlette Laguillier. Rideau, La foule en délire jette des gratte culs. Source : "Ringardise" / Nelly Colin in Lyon Figaro, 30 janvier 1988, p.3.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 51 négatifs.

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