[Show militaire Airex 88 à Satolas]

[Show militaire Airex 88 à Satolas]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0406A 02
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 20 x 15 cm (épr.)
historiqueLes grandes manoeuvres se terminent. Après une semaine d'activité plein pot, "Airex 88" suspend son vol. Pour s'arrêter définitivement le 23 mars 1988. Les quelque 96.000 hommes de l'armée de l'Air et tout le matériel déployé sur le territoire pour mener à bien cet exercice grandeur nature vont regagner leurs bases respectives. En attendant d'autres opérations du même genre. Plaque tournante de l'exercice qui s'achève, la Base Aérienne 942 de Lyon-Mont Verdun plie également bagages. Mais avant de rentrer tout le matériel et surtout tous les appareils dans le secret des hangars, les responsables de la base ont tenu pour la première fois à faire admirer leurs engins. Et aménagé la zone fret de l'aéroport de Satolas pour exposer les belles mécaniques. Pendant toute la journée du 20 mars, officiers, sous-officiers, pilotes et techniciens ont ainsi accueilli les curieux aux pieds des avions de combat. Et hissé les plus petits bambins jusqu'aux cabines de pilotage, histoire de leur expliquer comment atteindre Mach 2. Une opération menée simultanément par l'Armée de l'Air à Auxerre, Epinal, Nantes, Tarbes et Perpignan. L'idée a eu du succès. Des milliers de visiteurs, bardés d'appareils photos, se sont succédés sous les ailes des monstres. Au point que les responsables se sont vus dans l'obligation d'installer des barrières de sécurité pour protéger leurs précieuses machines. Douze appareils avaient été réunis pour l'occasion et exposés côte-à-côte : un Mirage 2000, un mirage FIC, deux Jaguar, deux Mirage FICR, un C-135, un Transall, deux Alphajet et un Epsilon. Sans oublier un Puma. Incontestable vedette de la journée, le Mirage 2000, en provenance de la 2e escadre de chasse de Dijon : ses sorties sont suffisamment rares pour être remarquées. Une bête de combat qui atteint 12.000 mètres d'altitude et 2400 km/h en deux minutes. Un "chasseur tous temps" de neuf mètres d'envergure et quinze mètres de long capable d'atteindre deux fois la vitesse du son. De quoi accrocher tous les regards. Et obliger le pilote, en poste sur une échelle menant au cockpit, à expliquer les commandes de bord. A simplifier plutôt, pour rendre le discours accessible à tous. Source : "Show militaire à Satolas" / Carole Chatelain in Lyon Figaro, 21 mars 1988, p.40.

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