[Maquette du bâtiment B10 (Le Part-Dieu)]

[Maquette du bâtiment B10 (Le Part-Dieu)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0759 FIGRPTL0195 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
historique"C'est l'une des grandes opérations d'urbanisme de l'histoire de Lyon. Elle se terminera avec l'achèvement de son côté ouest." Ainsi parle Jacques Moulinier, adjoint délégué à l'urbanisme de la ville. Et comment n'en serait-il pas ainsi ! La Part-Dieu, ce sont vingt-huit hectares sur la rive gauche du Rhône. Des milliers de mètres carrés pour la vie administrative, culturelle, commerciale, et des affaires. Bref, un véritable centre avec sa propre définition dans le contexte urbain lyonnais. Il est normal, vu l'ampleur du décor, que les années défilent et qu'aujourd'hui encore des travaux sillonnent le terrain. C'est rassurant, cela prouve son énergie attractive. L'actualité voulue par toutes les autorités, Charles Béraudier, président du conseil régional, en tête, fait correspondre l'anniversaire des vingt ans de la Part-Dieu avec une nouvelle série de constructions urbaines. Celle des places, comme un clin d'oeil de vie sociale et communicative dans ce qui reste un mastodonte de béton et d'air climatisé. Le 2 février 1987, la presse était donc conviée pour prendre le petit-déjeuner avec toutes les autorités qui font la forme et le fond de la ville. En plus de ceux déjà cités, étaient également présents le président de la S.E.R.L. (maître d'oeuvre) Roger Fenech et son directeur Gérard Dumas ; les responsables de l'agence d'urbanisme ; Jean Flacher, maire du troisième et, bien entendu, l'urbaniste Charles Delfante, l'un des pères de la Part-Dieu avec Louis Pradel. Du beau monde urbain donc, pour présenter avec maquettes, ordinateurs et tutti quanti, la disposition et l'intérêt des deux futures places. Commençons par celle de la gare, elle laisse songeur. Les décideurs affirment que "ce projet d'aménagement porte sur la finition des espaces de transition, il assurera la soudure et donnera au quartier son image définitive." En clair on va fermer l'ouverture de la place de la gare par un immeuble, le B10, qui définit sa longueur avec celle de l'entrée de la S.N.C.F. (cf. Lyon-Figaro, 1er décembre 1986). [...] Ainsi, la dernière parade qui permettait aux responsables de nier la nuisance du B10 : empêcher la vue sur la gare à partir du boulevard Vivier-Merle, ne serait plus valable. Il ne leur resterait plus qu'à argumenter sur son utilité pur mettre fin à la vilaine vision du dos de la bibliothèque. Elle n'est pourtant pas si affreuse cette façade noire. Quand bien même, elle dégage le regard très loin. AU lieu de le coincer sur un édifice qui doit s'achever en avril 1988. La raison urbanistique est très discutable : permettre une soudure pour l'image définitive du quartier. Mais de quelle soudure veut-on parler ? Avec l'ouest de la gare, c'est-à-dire avec le centre commercial ? Ca ne tient pas la route. Le B10, qui s'appellera "Le Part-Dieu" (quel symbole !), finira la clôture d'une succession d'immeubles qui longent le boulevard Vivier-Merle jusqu'à la rue Bonnel. Avec une telle barre, de six étages il est vrai, on ne peut pas parler de soudure mais d'affrontement architectural, et une grosse artère qui plonge dans une trémie comme pour fuir le spectacle. Source : "Fermeture sur place" / Olivier Barban in Lyon Figaro, 3 février 1987, p.4.
historiqueImmeuble B10 (dit aussi "Le Part-Dieu"). Jacques Vergely et René Gimbert, architectes ; 1987-1988. Inauguration : 30 mars 1988. Démolition : 2nd semestre 2015.
note bibliographiqueLyon-Figaro, 1er et 11 décembre 1986. - Lyon Matin, 3 février 1987, p.8. - "Rigaud exclu" / Daniel Arisi in Lyon Figaro, 5 février 1987, p.6. - "La Bibliothèque est belle" / Olivier Barban in Lyon Figaro, 6 février 1987, p.4. - "Réactions après le feu vert pour la construction de l'immeuble B10" / Aline Duret in Lyon Matin, 6 février 1987, p.8. - [En ligne] : http://www.guichetdusavoir.eu/viewtopic.php?t=56259 (consulté le 13-10-2017).

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