Démolition du bâtiment B10

Démolition du bâtiment B10
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0910 001 00113
technique1 photographie numérique : couleur
descriptionImmeuble B10, dit aussi "Le Part-Dieu". René Gimbert et Jacques Vergely, architectes ; 1987-1988. Vue prise à l'intersection du boulevard Vivier-Merle et de la rue Servient, en direction de la place Charles-Béraudier et de l'immeuble B10.
historiqueVéritable point de départ du réaménagement du pôle d'échanges multimodal de Lyon Part-Dieu, la démolition de l'immeuble B10 est entré dans sa phase opérationnelle début novembre 2014. Cet immeuble qui n'existait pas lors de l'inauguration de la gare de la Part-Dieu le 24 octobre 1983 est venu fermer en 1988 la petite place située dans l'alignement du boulevard Vivier-Merle, plus tard connue sous le nom de place Charles-Béraudier (délibération du 23 janvier 1989). Dans une série d'entretiens avec Jérôme Triaud, Charles Delfante, urbaniste de la Ville de Lyon de 1961 à 1989, a laissé ses impressions en demi-teinte sur le lieu : "La place Charles-Béraudier est une demi-satisfaction, car le niveau du hall de la gare ayant été légèrement abaissé pour des raisons techniques, Macary et moi avons eu l'idée de lui donner une forme de conque (inspirée de Sienne) et de marquer les arêtes par des pierres de natures différentes. Cette note positive ne peut effacer l'énorme bêtise que constitue dans la ville l'immeuble de bureaux implanté dans l'axe de la gare sur le boulevard qui prive le voyageur de l'approche que nous lui avions réservée sur la ville. Nous n'avons jamais su qui et par quel stratagème le permis de construire avait été accordé. Cette histoire de la gare se termine comme l'histoire de la Part-Dieu, par une question : quelle est l'utilité des architectes urbanistes en chef ?". De fait, l'avenir lui donna raison, et le bâtiment, avec ses 3573 mètres carrés jusqu'alors dévolu à l'usage de commerces et de bureaux, est acheté par le Grand Lyon en mars 2012 auprès de la SARL GIS-Bleecker Group pour 8,2 millions d'euros. Deux objectifs ont prévalus à sa destruction : libérer la place Béraudier de toute construction afin de l'ouvrir sur le boulevard Vivier-Merle, la bibliothèque municipale et le centre commercial, et en faire ainsi un espace public large et généreux, véritable porte d'entrée et d'échanges de la métropole lyonnaise. La déconstruction de la partie centrale en verre a commencé en novembre 2014, puis vint le tour, début 2015, du confinement et du désiamantage du bâtiment. Des travaux qui se sont toutefois révélés coûteux - quelques 4.8 millions d'euros à la charge de la communauté urbaine de Lyon - en raison de colles de parements amiantées sur la façade de l'immeuble. Depuis août 2015, le chantier de destruction par "grignotage" (ou technique de l'écrétage) a commencé. Mené par l'entreprise san-priote Perrier Déconstruction, il doit s'achever à la fin de l'année.
note à l'exemplaireNom original du fichier : IMG 7132.
note bibliographique"Le Part-Dieu : c'est arrivé devant la gare" / M.D. in Le Progrès de Lyon, 31 mars 1988. - La Part-Dieu : le succès d'un échec / Charles Delfante, 2009 (BM de Lyon, 6900 E1 PAR). - Souvenirs d'un urbaniste de province / Charles Delfante et Jérôme Triaud, 2010, p.151-152 (BM de Lyon, 6900 E1.5 DEL). - Le Progrès de Lyon, 27 novembre 2014 et 31 juillet 2015.

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