[4e Bourse d'échanges de vieux films (1989)]

[4e Bourse d'échanges de vieux films (1989)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP00155 001
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
historiqueDes collectionneurs venus des quatre coins de France se sont donné rendez-vous, à l'institut Lumière, pour la traditionnelle bourse d'échanges de vieux films, la quatrième du nom. "Notre patrimoine cinématographique est largement dispersé. Cette manifestation est l'occasion, une fois par an, de nous retrouver et d'échanger de la pellicule", raconte Daniel Collin, le président de l'association des archives cinématographiques. Avoués ou pas, ils seraient trois mille en France à conserver précieusement bobines, projecteurs et cameras du passe. Généralement, ces pièces de collection proviennent de la période courant de 1920 à 1950. Il ne reste, par exemple, que très peu de fragments d'histoire sur l'épopée des Frères Lumière de 1895 à 1907. Ceux qui disposent encore de pièces uniques en parlent comme de véritables trésors. Henri Borge, un collectionneur du Gard, fait partie de ces privilégiés. Son musée Lumière lui a été cédé par un navigateur... "Ces pièces ne l'intéressaient pas du tout. Voilà quatre vingts ans qu'elles dormaient dans un grenier à Nîmes. J'ai retrouvé notamment une copie unique d'un film couleur peint à la main par les Frères Lumière". Ce film en 16 millimètres n'a pour ainsi dire pas de prix. Il n'existe pas encore de marché. "Seul I'Institut Lumière ou les cinémathèques peuvent être intéressés mais, de toute façon, je ne suis pas vendeur", précise Henri Borge. En revanche, ces collectionneurs bradent beaucoup plus facilement les copies plus récentes. Un film des années vingt se négocie autour de cent francs. Une misère pour de la pellicule encore fraîche, restaurée à coups de soupçons d'alcool à brûler. Et quand ils sont trop secs, les films sont passés au dessus d'une bouilloire pour réhumidifier la pellicule. Les vrais maniaques les entreposent ensuite dans un local à une température maximale de douze degrés. Source : "Une mine de vieilles bobines" / Pierre Perret in Lyon Figaro, 12 juin 1989, p.48.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 24 négatifs.

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