Lyon : Un côté de la Place Bellecour ; Au fond, Église de...

Lyon : Un côté de la Place Bellecour ; Au fond, Église de la Charité.
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / B01CP69000 000724
technique1 impression photomécanique (carte postale) : noir et blanc ; 9 x 14 cm
descriptionInscription(s) au recto : "53" ; "Gaby". Au verso : "G. Artaud, éditeur" ; "av. de la Close, Nantes" ; "Éditions Gaby" ; "Marque déposée".
historiqueSeule avec le clocher de la vieille église de la Charité, le nom de la rue de la Charité rappelle le souvenir de cette vieille institution qui fait honneur à l'Histoire de Lyon : l'Hôpital Nôtre-Dame de la Charité dont la première pierre fut posée en 1617, devenu par la suite, Hôpital Général de la Charité et Aumônerie Générale de Lyon. Sa création a permis de transférer en 1622 les pauvres pris en charge par la ville de Lyon et hébergés à la "Quarantaine" (aujourd'hui dans le Ve arrondissement) ou hôpital Saint-Jean-des-Vignes qui donnait refuge aux pestiférés. De généreux donateurs, de 1617 à 1624 avaient permis d'achever sa construction ; il était temps car la Peste de 1629 le remplit. En 1783, l'Hôpital de la Charité avait seul l'oeuvre totale des enfants et des filles-mères : il fut ajouté à son nom celui d'Hôpital des Enfants Trouvés. Il ne reste de cet hospice, rasé en 1934, que le clocher de l'église édifiée en 1626, planté tout seul au milieu de la Place Antonin-Poncet. Léon Boitel au XIXe siècle en fait déjà l'éloge en ces termes : "A l'angle de cette place, à l'ouverture de la rue du même nom, se trouve l'église dont le clocher s'aperçoit au loin, domine toutes les habitations d'alentour, et semble rappeler que Dieu veille sans cesse sur cet asile du malheur, dont la religion a suggéré l'idée première, et favorisé le développement. Le dôme est de forme octogonale, décoré de deux ordres de pilastres doriques et ioniques superposés. Il a été construit, dit-on sur un modèle donné par le célèbre cavalier Bernin, à son passage dans notre ville, en revenant d'Italie. Les artistes cependant le critiquent dans ses proportions et lui reprochent de n'être pas en harmonie avec le reste de l'édifice auquel il paraît avoir été ajouté." Ce reproche ne peut plus lui être fait : il reste seul, rescapé de la démolition du XXe siècle. L'église elle-même, a disparu. Achevée en 1626, elle contenait des sculptures de Perrache, de superbes vitraux sortis en 1890 des ateliers de Lucien Bégule : les scènes qu'ils représentaient retraçaient l'histoire de l'hospice de la Charité, auquel l'église servait de chapelle. Un portail d'ordre dorique orné de pilastres servait d'entrée principale à ce sanctuaire où reposait le corps du cardinal Alphonse de Richelieu, archevêque de Lyon, frère du ministre de Louis XIII. Il avait composé lui-même son épitaphe : "Pauper natus sum, paupertatem vovi, pauper vixi, pauper morior, inter pauperes sepeliri volo", ce qui signifie : "Je suis né pauvre, j'ai fait voeu de pauvreté, j'ai vécu pauvre, et je veux être enseveli parmi les pauvres." L'Hôtel des Postes actuel a remplacé l'Hôpital de la Charité et la Place de la Charité a reçu en 1913 le nom d'Antonin Poncet (1848-1913), chirurgien major de l'Hôtel-Dieu en 1979, professeur de clinique chirurgicale à la faculté de médecine de Lyon. Source : Grande encyclopédie de Lyon et des communes du Rhône, T.3, p.372-373 [BM Lyon, 6900 Z0.2 GRA].

Retour