[Théâtre des jeunes années - TJA (saison 1993-1994)]

[Théâtre des jeunes années - TJA (saison 1993-1994)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPTL0255 02
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
descriptionInscription(s) sur l'image : "Théâtre des jeunes années - TJA". Adresse : Théâtre des Jeunes Années, 23 rue de Bourgogne, Lyon 9e.
historiqueEn 1981, le Théâtre des Jeunes Années (TJA) de Lyon devient le premier Centre dramatique national dédié aux jeunes spectateurs. En 2004, Nino D'Introna est nommé directeur. Le TJA laisse sa place au Théâtre Nouvelle Génération. Le TNG est installé salle André Latreille, dans le 9e arrondissement de Lyon (quartier de Vaise). Initialement conçu comme salle des fêtes (1930-1933) par l'architecte Michel Roux-Spitz, le bâtiment a également fait office d'école, de sécurité sociale, de bains-douches et de mairie (de 1964 à 1974 avant d'être aménagé en théâtre (en 1979). Le Théâtre des Jeunes Années s'y installe en 1980.
historiqueLe Théâtre des Jeunes Années, une histoire qui commence avec le jeune public, il y a vingt-cinq ans de cela, et que ses directeurs, Maurice Yendt et Michel Dieuaide, ont décidé de faire évoluer. Depuis trois saisons, déjà, dans le souci constant d'élargir leur public, ils inscrivent à leur programme des oeuvres destinées aux plus de 15 ans. Mais en 1993, ils proposent carrément un abonnement spécial étudiant, visant la tranche des 16-25 ans. Une manière de prendre en compte ce public dont la fréquentation, rue de Bourgogne, est en augmentation de 30%. Aucune étude ne s'est penchée sur la question de savoir si ces jeunes adultes qui relayent le jeune public du TJA toujours aussi nombreux (l'an dernier, 22.000 demandes sont restées insatisfaites) sont les mêmes qui ont grandi... ou une tout autre frange de la population, qui vient au TJA parce qu'elle ne trouve pas ailleurs ce qu'elle cherche. M. Yendt et M. Dieuaide, qui se défendent de ce que l'intérêt porté à ce public ne soit qu'une opération de communication, opteraient plutôt pour la deuxième solution. En France, ils sont d'ailleurs actuellement plusieurs Centres dramatiques nationaux pour la jeunesse à se poser cette question d'un public élargi et à jeter ainsi des passerelles en direction d'un auditoire plus adulte. Ce qui a pour conséquence de faire évoluer également les programmations, En inscrivant à sa saison un "Etourdi" de Molière monté par Dominique Lardenois, de l'Attroupement, "Les Bonnes" de Genet par Philippe Faure, les "Lettres à Emmat" d'Yves Barbaut dans une mise en scène de Philippe Delaigue, et un texte-limite de Handke par l'auteur-maison qu'est Maurice Yendt, le TJA affiche la couleur (et ses ambitions) et joue à fond la carte CDN, laissée vacante par la disparition du Théâtre du Huitième. Nouvelle orientation du TJA, cette dominante de la saison 93/94 est présentée, de concert, par les deux directeurs comme "la nécessité de mieux affirmer la réalité du TJA, seul CDN à Lyon". A ce train-là, il se pourrait même qu'en 1994, les vieux enfants aient droit, eux aussi, à leur abonnement Carte Vermeil... Mais qu'on se rassure, les deux compères n'en négligent pas pour autant la première vocation de leur théâtre qui est quand même (ou encore?) de s'adresser à l'âge tendre. La programmation reprend ainsi cinq des spectacles créés à la Biennale Théâtre Jeune public, dont "La vie intime de Laura" et "L'histoire du soldat", propose un nouveau regard sur "Les lions des sables" de Maurice Yendt, et accueille notamment le théâtre Am-Stram-Gram de Genève avec "Le Tour du monde en 8 jours". Soit, une saison où l'on comptera vingt-sept représentations de plus que celle passée. Une manière d'infirmer, cette fois, une réalité pourtant bien présente : celle des budgets en baisse et des licenciements, le TJA devant, pour raisons de restrictions financières, se séparer de deux personnes. Source : "De la maternelle à la fac" / Nelly Gabriel in Lyon Figaro, 5 octobre 1993, p. 23.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP06326.

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