[Magasin Prisunic de la place du Pont]

[Magasin Prisunic de la place du Pont]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTL0183 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
descriptionVue prise depuis l'intersection du cours de la Liberté (à droite) et de la rue Turenne (à gauche), en direction de la place du Pont (à l'arrière plan sur la droite), actuelle place Gabriel Péri.
historiqueOuvert en 1932, le magasin Prisunic de la Guillotière, première grande surface lyonnaise, a fermé ses portes en 1988 pour cause de chiffre d'affaires en chute libre, au grand dam des habitants du quartier. Les magasins prisunic sont créés en 1931 par les Grands Magasins Au Printemps, Laguionie et Cie. Ils sont rachetés en 1997 par les magasins Monoprix.
historiqueLe Prisunic de la place Gabriel-Péri fermera ses portes à la fin du mois d'août 1988. Jugé non rentable par sa maison-mère, le groupe Grand Bazar de Lyon, ce magasin a été vendu en juin à une société privée, la HDI (Hexagone développement immobilier) pour 7,8 millions de francs. Les pertes enregistrées par le magasin s'accentuant dangereusement (250.000 francs en 1986, 570.000 francs en 1987 et 800.000 francs prévus pour 1988), la vente était devenue inévitable. Ses trente-quatre salariés seront pour une faible part reclassés dans d'autres magasins du groupe ou chez des concurrents (Genty), quelques uns bénéficieront d'un FNE, et les autres seront licenciés. Quant au site lui-même, il est promu à un avenir plus brillant. S'il est prévu de raser le bâtiment, c'est au profit d'un programme complet de restructuration du quartier. La surface totale du magasin est à l'heure actuelle de 4000 mètres carrés, et la totalité du programme mis en place par la municipalité, la CoUrLy, l'agence d'urbanisme et la HDI, représente plus de 25.000 mètres carrés. "L'arrivée de la ligne D du métro entraîne tout le long de son parcours de profonds bouleversements urbanistiques", confie Jacques Moulinier, adjoint chargé de l'urbanisme. Tout le site de la Guillotière et de Saxe-Paul-Bert a déjà fait l'objet de deux ZAC (zones d'aménagement concerté). En plus de la ZAC prévue autour de Gabriel-Péri (logements, espaces verts...), il y aura plusieurs OPAH (opérations programmées d'aménagement de l'habitat), dont la première, Pasteur-Moncey, sera lancée fin 1988. Le contenu détaillé du programme n'est pas encore parfaitement défini, mais plusieurs constructions ou rénovations sont en projet. Au total quatre cents logements, une résidence service pour personnes âgées, une résidence para-hôtelière, des bureaux et une galerie commerciale verront le jour entre la rue Paul-Bert, le cours de la Liberté, la rue de l'Épée, et la place Gabriel-Péri". René Gagés est l'architecte qui a été chargé du dossier, et une maquette est en cours de réalisation, pour voir comment l'opération peut prendre corps. La totalité des investissements sera prise en charge par HDI et la ZAC. Quant au groupe Grand Bazar, "il n'exclut pas, selon Robert Langlois, secrétaire générai du groupe et Pdg de la Solymap, société qui gère les implantations commerciales du groupe à Lyon, de se réengager sur place, dans les nouveaux locaux. Mais si cela devait se faire, se serait sous une tout autre forme, beaucoup plus modeste que ce qui existe aujourd'hui". La vente du magasin est en tout cas intervenue à point nommé pour le Grand Bazar, puisqu'elle participe d'une façon non négligeable au financement de sa dernière acquisition : la société alpine de magasins populaires (SAMP). Cette société (devenue filiale) est en effet entrée dans le giron du groupe lyonnais au mois de février 1988, et son financement (104 millions de francs) a été assuré par des concours bancaires (73 millions de crédits), un prêt relais, une augmentation de capital de 15 millions de francs et la vente de l'immeuble Gabriel-Péri (7,8 millions). Une fois cette réorganisation globale du quartier effectuée, et la ligne D ouverte (1990), l'ancienne place du Pont aura retrouvé sa vocation "d'ouverture du centre-ville" sur l'est du fleuve. Source : "Une nouvelle vie pour Gabriel-Péri..." / Isabelle Hernette in Lyon Figaro (cahier saumon), 10 août 1988, p.9.

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