[Le Passage Thiaffait]

[Le Passage Thiaffait]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTL0247 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 17,5 x 12,5 cm (épr.)
historiqueSeul exemple de spéculation sur les pentes, à en croire le maire du premier arrondissement, le passage Thiaffait est, en tout cas, un exemple rêvé. Histoire d'un cas d'école. Au début du mois de septembre 1989, alors que plusieurs lettres leur sont déjà parvenues depuis 1988, leur indiquant notamment les changements successifs des propriétaires de leur logement, les locataires du 19, rue René-Leynaud sont invités par l'administrateur de leur immeuble, "à discuter des modalités de libération de leur appartement". Sans plus d'explications. "On a alors été très prudents. Nous n'avons rien signé de peur de se faire avoir", commente l'un des locataires. Mobilisés par ces lettres sibyllines, les résidents du passage Thiaffait découvrent après recherches que leur immeuble a été acquis par un agent immobilier non lyonnais, qui a constitué une Association foncière urbaine libre (AFUL) après s'être rendu acquéreur de l'ensemble de l'immeuble. Les riverains iront tous au rendez-vous fixé par le régisseur au cours duquel on propose à certains un gros chèque pour laisser leur appartement. Refus des locataires, qui décident de mettre leur aventure au grand jour et informent les élus de l'opposition du premier arrondissement des méthodes dont ils sont victimes. A la lecture du dossier constitué par les résidents du passage Thiaffait (ils ont regroupé l'ensemble des informations relatives à leur cas, lettres, renseignements sur la constitution d'une AFUL...), élus et associations spécialisées dans les questions de logement constatent qu'à la suite de la première vente de l'immeuble, des marchands de biens se sont chargés de faire monter les enchères en vendant et revendant par cession du compromis de vente. La spéculation-type. En novembre 1989, Roland Chandelon, maire du premier arrondissement, demande à la CoUrLy de faire valoir son droit de préemption sur Thiaffait pour gripper la machine à sous. Depuis, "nous n'avons plus aucune nouvelle", indique un locataire. Pour la simple et bonne raison que l'AFUL, propriétaire du passage Thiaffait, a contesté la préemption, en accusant la ville de Lyon d'abus de pouvoir. Un procès est en cours. Michel Noir suivrait, en personne, le dossier. "Les ombres du passage Thiaffait" / S.M. [Séverine Meille] in Lyon Figaro, 26 mai 1990.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP02225.

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