[Projet pour la Cité internationale de Lyon (3e version)]

[Projet pour la Cité internationale de Lyon (3e version)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTL0047 09
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueSuite au départ de la Foire de Lyon sur le site d'Eurexpo à Chassieu (1984), le quartier situé au nord du parc de la Tête-d'Or est dévolu à la constitution d'une Cité Internationale. Le groupe Serl-Sari, qui a déjà aménagé le quartier de la Défense à Paris, est choisi comme aménageur du projet en février 1990, en association avec l'architecte Renzo Piano. Ce dernier propose la démolition de l'ancien palais de la Foire, et met en avant une maquette innovante pour ce quartier de Lyon. Le projet initial connaîtra plusieurs modifications.
historiqueIl y avait une tour, il y en aura désormais deux jumelles. Le parc était coupé du Rhône par les bâtiments, la verdure s'étendra jusqu'au fleuve et en amont du pont Poincaré. Ce sont les deux principales nouveautés présentées le 4 février 1991 par Renzo Piano, l'architecte de la Cité internationale de Lyon. Des modifications substantielles qui impliquent une remise à plat de la procédure légale de montage du dossier. Une des salles de la Communauté urbaine a été transformée tout exprès en un simili-atelier d'architecte. A l'intérieur, les esquisses succèdent aux maquettes et autres dessins de la future Cité internationale. Jamais autant de représentations n'ont été réunies et autant affinées. En un an, depuis la désignation de la Sari comme aménageur de cet espace (8 février 1990), Renzo Piano a eu le temps de travailler son ouvrage. Le résultat n'a rien à voir avec ce qui avait été présenté en février 1990. "Le projet actuel est propre, clair et net, le concept est simplifié", a expliqué Renzo Piano qui a commenté l'ensemble de ses maquettes aux côtés de Michel Noir et Christian Pellerin, pd-g de la Sari. La première modification intervient au niveau de la tour. Prévue initialement au droit du pont Poincaré, elle est plus au centre du projet et est assortie d'une jumelle, de dimension moindre. La plus grande a vu sa largeur ramenée à 36 mètres au lieu de 55. Haute de 140 mètres, elle est surmontée d'un gradin de verdure. Côté parc se trouve sa jumelle de 70 mètres de hauteur, surmontée elle aussi de verdure, de telle sorte que n'émergent du parc que ces tours entrecoupées de plantations. Pour Renzo Piano, il n'y a qu'une seule tour "qui s'est fragmentée, allongée. Elle était auparavant un bloc trop unique, elle est désormais un signal très discret vue du parc". Deuxième modification, deux bâtiments, de chaque côté de la tour disparaissent, de même que le prolongement du centre des congrès jusqu'au Rhône. Ils cèdent la place au prolongement du parc boisé, "on ajoute un parc au parc de la Tête-d'Or qui conserve ses grilles" fait remarquer Michel Corajoux, le paysagiste de l'équipe. Le parc se poursuit également en amont du polit Poincaré, amorçant ainsi les futurs aménagements du quartier de la Feyssine à Villeurbanne. A terme, hormis la tour jumelle, aucun bâtiment ne devrait dépasser la cime des arbres, accentuant l'intégration au parc actuel. Côté Rhône, une coulée verte est créée en bordure du fleuve. Elle se poursuivra, à terme, jusqu'à Gerland. Si la surface au sol des installations se trouve diminuée, un meilleur équilibre permet d'augmenter la surface disponible qui passe de 220.000 mètres carrés à 240.000. Le projet resserré ainsi, il s'organise autour de deux pôles d'activité, de part et d'autre de la rue couverte. D'un côté la tour jumelle, elle abrite au-dessous le centre de congrès modulable, et à l'autre extrémité, qui correspond à l'emplacement de l'atrium, seul vestige de l'ancien palais de la Foire, le pôle culturel, voulu par Christian Pellerin. Trace encore de l'ancien palais, la rue intérieure couverte. Maintenue à travers les projets successifs, elle relie l'ensemble des bâtiments du nord au sud de l'ouvrage. Dans la nouvelle présentation, plus aucune circulation ne se fait entre les bâtiments et le parc de la Tête-d'Or, en dehors des piétons. Le boulevard urbain à deux fois trois voies et la ligne de tramway se situent entre les constructions et une ligne de verdure qui permet l'accès au Rhône. Toute ces modifications ont motivé une relance des procédures de concertations a précisé Henry Chabert, dont le calendrier sera très serré pour ne pas retarder le projet dont l'ouverture de la première tranche est toujours prévue pour la fin 1993. Les travaux de construction commenceront d'ici à la fin de l'année [...]. Source : "La Cité sous les arbres" / Frédéric Poignard in Lyon Figaro, 5 février 1991, p.2.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP03376.
note bibliographique"Deux tours jumelles entre Rhône et parc" / Pierrick Eberhard in Le Progrès de Lyon, 5 février 1991.

Retour