["Vue de la cheminée", oeuvre de Felice Varini (2002)]

["Vue de la cheminée", oeuvre de Felice Varini (2002)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon
technique1 photographie numérique : couleur
historiqueDans le "chat" de la cheminée, a été enfilée la passerelle qui recoud tout l'espace public alentour et plus encore. Le parc du Centre vient de trouver son axe et l'urbanisme villeurbannais de nouvelles raisons d'espérer. A hauteur des Gratte-Ciel, là où la plus grande des banlieue de l'agglomération a commencé à se rebiffer contre la géographie de radiales que lui imposait Lyon, se poursuit en effet une stratégie de tangentes Nord-Sud établissant des logiques de circulation inédites et suscitant des programmes immobilier assortis. Ainsi, dans l'axe de l'hôtel de Ville de Villeurbanne, mais de I'autre côté du cours Emile-Zola, le parc du Centre a, comme son nom l'indique, vocation à déplacer le coeur de la cité et à étirer vers le Nord ses artères commerciales. Une zone d'aménagement concerté structurera bientôt l'ensemble mais, déjà, l'espace public. Ce "Parc" qui en fait a les dimensions d'une place, est chargé de créer de la convivialité à une échelle qui dépasse celle du Quartier. Source : "La passerelle est au centre" / Sandrine Boucher in Lyon Figaro, 1er août 2001, p.2.
historiqueDans le cadre du passage à l'an 2000, Felice Varini a imaginé, à la demande de la Ville de Villeurbanne, une passerelle sobre en métal noir traversant la haute cheminée de brique, vestige et symbole de l'activité textile longtemps développée dans ce quartier, notamment par les usines Boissier. Cette oeuvre, "Vue de la cheminée", permet de découvrir le ciel, à travers le sommet de la cheminée, ainsi que des Gratte-Ciel, depuis les marches de la passerelle. Outre son esplanade couverte d'herbe, cet espace ouvert au public comporte de nombreuses plantations, dont une centaine de chênes et quelques arbres fruitiers. L'esplanade prend le nom de Geneviève Anthonioz de Gaulle (1920-2002), nièce du Général de Gaulle. Cette dernière entre en résistance dès 1940 dans le réseau du Musée de l'Homme, mouvement de défense de la France. Arrêtée en 1943, elle est internée à Fresnes puis au camp de concentration de Ravensbrück. Elle est, à partir de 1956, présidente de l'association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance. Elle s'engage plus tard dans la lutte contre la pauvreté en participant activement à la naissance du mouvement ATD Quart-Monde et en devenant, dès 1964, la présidente - pour la France - de ce mouvement.

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