[Atrium de l'hôtel de ville de Lyon : exposition des...

[Atrium de l'hôtel de ville de Lyon : exposition des sculptures de Mick Micheyl]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon
technique1 photographie numérique : couleur
historiqueCette gamine de Lyon, c'est aussi tout un poème. Elle vous tutoie, elle vous embrasse, vous somme de partager le buffet aguicheur qu'elle a commandé pour vous. Petite boule énergique, qui court, qui danse, aussi, pour illustrer les enchaînements déambulatoire que lui inspire la musique actuelle ("une musique du corps"), Mick Micheyl, infatigable, peaufine consciencieusement l'accrochage de ses toiles d'acier, qu'elle expose, en ce mois de février 2001, dans l'Atrium de l'hôtel de ville de Lyon. Pour expliquer la quintessence de l'une de ses gravures, sans hésitation ni pudeur, elle fredonne, la voix légère. Elle naquit dans une famille bourgeoise au 37 de la rue de la Ré, un certain jour de l'an 1922. Grande dame du music-hall, auteur du pittoresque et immortel "Gamin de Paris", elle n'a rien perdu de sa fraîcheur d'antan, malgré les traces du temps. Plongée dans son univers d'acier, elle raconte inlassablement la relation extrême qu'elle entretient depuis vingt-cinq ans avec la gravure. "J'y consacre ma vie et mon temps". Une "passion-enfer", paraît-il. "J'y mets tout ce que j'ai. Je travaille dix heure par jour", lance la petite femme au regard flamboyant et juvénile. La peinture ? "Pas le temps". La chanson? "Pas le temps". Un dictature de la création à laquelle Mick Micheyl est dévouée corps et âme, docile et insoumise à la fois. Le vacarme de la meuleuse - c'est son outil de création - a donc supplanté les douces mélodies d'avant. Source : "Du plaisir de vieillir" / Fabrice Arfi in Lyon Figaro, 9 février 2001, p.1 et 26.

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