Livres et intellectuels lyonnais au IXe siècle : les manuscrits de Leidrat, Agobard, Amolon, Remi, Florus et Mannon - Livres et intellectuels lyonnais au IXe siècle... - numelyo - bibliothèque numérique de Lyon
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    Livres et intellectuels lyonnais au IXe siècle : les manuscrits de Leidrat, Agobard, Amolon, Remi, Florus et Mannon

    Plan scénographique de la Ville de Lyon au 16e siècle, [s.d. 1550] (BmL, 7084 : facsimile, détail du groupe episcopal Saint-Jean)

    La bibliothèque épiscopale de Lyon a été formée sous l’action des grands évêques qui se sont succédés au IXe siècle : Leidrade (ou Leidrat) (798-816), Agobard (816-840), Amolon (841-852) et Rémi (852-875). Ils ont été soutenus et inspirés dans cette démarche par Florus, un diacre actif entre 825 et 860, dont le rôle est prépondérant dans l’expansion et la renommée de la bibliothèque. Il s’est d’abord attaché à rassembler des manuscrits déjà présents à Lyon. Il s’est appliqué aussi à faire établir de nouvelles copies, orientant notamment ce travail sur les œuvres de saint Augustin dont il était un spécialiste. Il a fait également recopier dans l’écriture de son temps, la minuscule caroline, des manuscrits des Ve-VIIe siècles devenus difficiles à lire, car écrits en onciale ou en semi-onciale.

    Malgré l’absence d’inventaire de cette époque de la bibliothèque, des études récentes permettent d’évaluer à environ 600 le nombre de manuscrits conservés au moment où la bibliothèque a connu son apogée, au milieu du IXe siècle.

    Le dépérissement de la bibliothèque à la fin du Moyen Age et les troubles religieux du XVIe siècle ont entraîné des pertes et la dispersion de certains manuscrits. Au moment de la Révolution, lorsque les collections épiscopales ont été confisquées par la Nation, il ne subsistait plus qu’une cinquantaine de manuscrits.

    En 1803, ces collections ont été confiées à la Ville de Lyon et à sa bibliothèque municipale (voir les 55 manuscrits mérovingiens et carolingiens). Une autre cinquantaine de manuscrits ayant appartenu à la bibliothèque carolingienne lyonnaise est aujourd’hui localisée dans d’autres bibliothèques publiques (Bibliothèque nationale de France, bibliothèque du Vatican, bibliothèques de Cambridge, Leyde, Berlin, Troyes…).

    Cette documentation exceptionnelle n’a été identifiée qu’au milieu du XXe siècle, par Célestin Charlier. La découverte des « manuscrits personnels de Florus de Lyon » s’est ajoutée aux manuscrits légués à la cathédrale par ses quatre évêques Leidrade, Agobard, Amolon et Remi ; mais elle a également permis de reconnaître l’importance d’un disciple de Florus, Mannon de Saint-Oyen (l’actuelle Saint-Claude, dans le Jura, alors une dépendance de l’évêque de Lyon) dans l’histoire des textes et des bibliothèques. Autour de cette galerie de portraits s’esquisse une image fidèle de la bibliothèque carolingienne lyonnaise, qui était célèbre auprès de ses contemporains autant pour le nombre que pour la qualité de ses livres (Wandalbert de Prüm, dans la préface de son Martyrologe en vers).

    Les recherches sur cet ensemble de manuscrits sont toujours en cours, et s’articulent autour de plusieurs axes : identification des « mains » des différents acteurs, identification de leurs manuscrits autographes, identification de leurs méthodes de travail, identification de leurs œuvres personnelles ou en collaboration, identification des voies de transmission des œuvres et des manuscrits en amont et en aval du Lyon carolingien, etc.

    Bibliographie indicative

    • Sur les manuscrits latins conservés à la Bibliothèque municipale de Lyon :
    • François-Marie DELANDINE, Manuscrits de la Bibliothèque de Lyon; ou, Notices sur leur ancienneté, leurs auteurs, les objets qu'on y a traités, le caractère de leur écriture, l'indication de ceux à qui ils appartinrent, etc., t. I, Lyon, 1852.

      Auguste MOLINIER et Félix DESVERNAY, Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements (in-8°), t. XXX : Lyon, 2 vol., Paris, 1900.

    • Sur les manuscrits antérieurs au IXe siècle :
    • Elias Avery LOWE, Codices latini antiquiores : a palaeographical guide to latin manuscripts prior to the ninth century, t. VI : France, Oxford : Oxford University Press, 1953. (en anglais)

      IDEM, Codices Lugdunenses antiquissimi : le scriptorium de Lyon, Lyon : Société des Amis de la Bibliothèque, 1924.

    • Sur les manuscrits carolingiens :
    • Bernhard BISCHOFF, Katalog der festländischen Handschriften des neunten Jahrhunderts (mit Ausnahme der wisigotischen), t. 2 : Laon – Paderborn, Wiesbaden : Harassowitz Verlag, 2004. (en allemand)

    • Sur la bibliothèque et le scriptorium carolingiens de Lyon :
    • Sigmund TAFEL (†), « The Lyons scriptorium », dans W.M. LINDSAY (dir.), Palaeographia Latina. Part II (St. Andrews University Publications, XVI), Oxford : Oxford University Press, 1923, pp. 66–73. (en anglais)

      IDEM (†), « The Lyons scriptorium », dans W.M. LINDSAY (dir.), Palaeographia Latina. Part IV (St. Andrews University Publications, XX), Oxford : Oxford University Press, 1925, pp. 40–70. (en anglais)

      Célestin CHARLIER, « Les manuscrits personnels de Florus de Lyon et son activité littéraire », dans Mélanges Emmanuel Podechard : Études de sciences religieuses offertes pour son éméritat au doyen honoraire de la faculté de théologie de Lyon, Lyon, 1945, pp. 71–84, réimpr. dans Revue Bénédictine 119 : « Florus de Lyon » (2009), pp. 252–267, avec une « lettre de dom Germain Morin à dom Célestin Charlier à la réception du tirage à part », pp. 268–269.

      Pierre GUINARD et Louis HOLTZ, Manuscrits médiévaux : de l’usage au trésor. Catalogue de l’exposition (21 septembre 2002 – 4 janvier 2003) , Lyon : Bibliothèque municipale, 2003.

    • Sur Florus de Lyon :
    • Célestin CHARLIER, art. « Florus de Lyon », dans Dictionnaire de spiritualité, t. V, Paris : Beauchesne, 1962, col. 514–526.

      Maïeul CAPPUYNS, art. « Florus de Lyon », dans Dictionnaire d’Histoire et de Géographie Ecclésiastiques, t. 17, Paris : Letouzy et Ané, 1971, col. 651–652.

      Klaus ZECHIEL-ECKES, Florus von Lyon als Kirchenpolitiker und Publizist : Studien zur Persönlichkeit eines karolingischen »Intellektuellen« am Beispiel der Auseinandersetzung mit Amalarius (835–838) und des Prädestinationsstreits (851–855) (Quellen und Forschungen zum Recht im Mittelalter, 8), Stuttgart : Jan Thorbecke, 1999.

    • Sur les livres et intellectuels lyonnais à la période carolingienne

    Anne-Marie TURCAN-VERKERK, « Mannon de Saint-Oyen dans l'histoire de la transmission des textes », dans Revue d'Histoire des Textes 29 (1999), pp. 169–243.

    Louis HOLTZ, « Leidrat, évêque de Lyon (798–814) : ses livres, son écriture », dans J. ELFASSI, C. LANERY et A.-M. TURCAN-VERKERK (dirs.), Amicorum societas : Mélanges offerts à François Dolbeau pour son 65e anniversaire (Millenio Medievale. Strumenti e studi, 34), Paris – Firenze, 2013, pp. 315–334.

    Louis HOLTZ, « Florus et Mannon, le maître et l’élève », dans N. GOLOB (dir.), Medieval Autograph Manuscripts. Proceedings of the XVIIth Colloquium of the Comité International de Paléographie Latine (Bibliologia, 36), Turnhout : Brepols, 2013, pp. 87–96.

    Auteur du dossier : Pierre Chambert-Protat

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