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Ippografometria. Carta 1ma.

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    Cette lithographie, œuvre d’un vétérinaire lombard, témoigne de l’importance des relations ayant existé entre Lyon et l’Italie, y compris dans le domaine scientifique et encore au XIXe siècle.

    Un premier lien est [...]

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    Cette lithographie, œuvre d’un vétérinaire lombard, témoigne de l’importance des relations ayant existé entre Lyon et l’Italie, y compris dans le domaine scientifique et encore au XIXe siècle.

    Un premier lien est révélé par la dédicace manuscrite au bas de l’estampe. L’auteur, Roberto Fauvet, ancien élève de l’Ecole vétérinaire de Milan, y adresse ses hommages à Mathieu Bonafous, avant tout connu pour s’être adonné à des travaux sur la sériciculture – si chère à la ville de Lyon. Loin de se limiter à ce seul domaine pourtant, les centres d’intérêt de l’agronome lyonnais embrassent les sciences agricoles au sens le plus large. La diversité du fonds que ses héritiers léguèrent à la Bibliothèque municipale de Lyon en 1859 en atteste. C’est par le biais de cette donation que l’estampe Ippografometria est entrée dans les collections, ainsi que son pendant. Si nous ignorons le degré de familiarité entre les deux hommes, nous pouvons affirmer l’intimité de Bonafous avec l’Italie. Fils du fondateur d’une compagnie de transport que dirigèrent ensuite ses frères, les Messageries royales d’Italie, il fut directeur du Jardin des Plantes de Turin et produisit des œuvres aussi bien en français qu’en italien.

    L’objet même de la représentation, qui consiste en une illustration légendée des proportions du cheval vu de dos, de face et de profil, constitue une seconde preuve de cette circulation des hommes et des idées entre la France et le Piémont de la première moitié du XIXe siècle. Créée dans un souci didactique, la planche italienne reprend à la fois le propos et la forme inventés par Claude Bourgelat dans ses Elements d’hippiatriques. Les « proportions géométrales du cheval » y figurent dans le premier tome, paru en 1750. Elles reflètent le désir de l’homme de cheval, autant que de l’homme de lettres, de voir l’équidé connu et représenté avec exactitude. Abondamment citées, sans cesse éditées, les œuvres de Bourgelat marquèrent pour longtemps l’hippiatrie. Il faut dire que sa position de directeur de la première école vétérinaire qui fut ouverte en France, à Lyon, en 1761, lui a conféré une audience peu commune. Quoique critiquée, son initiative ne resta pas lettre morte et fut notamment poursuivie par Antoine-François Vincent, son élève, également professeur de dessin attaché à la seconde école vétérinaire du royaume, Alfort. Son ouvrage, Mémoire artificielle des principes relatifs à la fidelle représentation des animaux, tant en peinture qu’en sculpture, fut publié en 1779. Jusqu’à ce qu’un Roberto Fauvet, à nouveau, s’empare du modèle outremont.

    Ces efforts tendant vers une meilleure connaissance de sa morphologie devaient mettre fin à des siècles de représentation du cheval où la convention l’emportait sur la véracité. Ils allaient trouver un prolongement dans la quête laborieuse que fut l’élucidation des allures de l’animal.

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    Ippografometria. Carta 1ma. par Fauvet, Roberto
    Bibliothèque municipale de Lyon (I19FAU009978)

    Droit d'utilisation : Domaine public, Licence Ouverte-Open Licence

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