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    Augustin d’Hippone dans les collections de la Bibliothèque municipale de Lyon

    Confessions : titre auquel la vie et l'œuvre d'Augustin sont bien souvent résumées. Philosophe, rhéteur, pasteur, ami fidèle, inlassable polémiste… le jeune homme épris de vérité devenu évêque d'Hippone a laissé derrière lui une œuvre monumentale, exceptionnellement conservée. Elle nous rend vivant cet homme passionné, dont la pensée et l'action ont profondément marqué l'Occident. À partir de manuscrits, d'éditions anciennes et contemporaines, ainsi que d'estampes issus des collections de la Bibliothèque, nous vous invitons à voyager dans le temps, du IVe siècle à nos jours, à la découverte d'Augustin, de son œuvre, et de ses lecteurs.

    Repères biographiques

    Possidius, le premier biographe d’Augustin, qui fut aussi son ami, affirma que les œuvres d’Augustin « étaient si nombreuses qu'un érudit avait difficilement la possibilité de les lire et d'apprendre à les connaître. » (Possidius, Vie d’Augustin 18, 9). Nous avons conservé environ 110 livres, 300 lettres et 800 sermons… Tous ces textes sont inséparables du contexte historique et de la personnalité de celui qui les a composées : un homme de la province romaine d’Afrique, né le 13 novembre 354 à Thagaste (actuelle Souk Ahras, Algérie), mort le 28 août 430, dans la ville d’Hippone (actuelle Annaba, Algérie) assiégée par les Barbares.

    Source du fond de carte : en.wekipedia.org

    Cette oeuvre imposante exerça ensuite une influence profonde et durable sur la pensée et l’histoire de l’occident.

    Sancti Aurelii Augustini, Operum tomus undecimus, Anvers, 1703, sumptibus Societatis (BmL, SJ D 261/8, f. A1).

    Sancti Aurelii Augustini, Operum tomus undecimus, Anvers, 1703, sumptibus Societatis (BmL, SJ D 261/8, f. A1, détail).

    La légende de l’estampe rapporte une phrase tirée de la Bible : « Pour qu’il éclaire tous ceux qui sont dans la maison. (Mt 5, 15) ». Possidius appliqua cette parole à Augustin dont la prédication éclairait, selon lui, toute l’Église d’Afrique. Au centre, Augustin lit le traité Sur la prédestination des saints. Il est entouré par un certain nombre de ceux dont il influença la pensée. A sa gauche, Prosper d’Aquitaine († ca. 450), Grégoire le Grand († 604) et Léon le Grand († 461) ; à sa droite, Bernard de Clairvaux († 1153), Pierre Lombard († 1160), Thomas d’Aquin († 1274) et Bède le Vénérable († 735).

    Pour pénétrer dans cet univers surprenant, nous vous proposons d’explorer les collections de la Bibliothèque et les œuvres d’Augustin en suivant deux « vies illustrées » qui formeront la trame biographique et chronologique de notre propos : celle de Bolswert, un graveur de l’école flamande du XVIIe siècle, et celle des frères Klauber, deux graveurs allemands du XVIIIe siècle. Leurs estampes racontent la vie d’Augustin sous forme d’une “bande dessinée” avant l’heure. Certaines représentent des événements réels de la vie d’Augustin, d’autres rapportent des événements légendaires.

    Ces éléments biographiques sont complétés par deux dossiers concernant des aspects particulièrement significatifs de l’œuvre augustinienne et de sa réception. Le premier aborde son maître-ouvrage, La Cité de Dieu, le deuxième, sa lutte incessante contre les hérésies et les schismes.

    Un autre type de vie illustrée (XVIIe siècle) : des événements de la vie d’Augustin sont gravés dans les fleurs qui entourent son portrait. (BmL, Collection iconographique jésuite « Augustin », 17)

    La vie illustrée de Bolswert

    Paris, 1624 : publication d’une vie illustrée d’une grande finesse, conçue et réalisée par Schelte a Bolswert, l’un des meilleurs graveurs de l’école flamande (Anvers). Ces vingt-huit planches (18*22 cm) gravées au burin sont remarquables par la qualité de leur exécution. Les personnages sont vêtus à la mode du XVIIe siècle. Après sa conversion, Augustin est cependant habillé comme les frères “Ermites de saint Augustin”. En effet, le commanditaire de cette Vie n’est autre que Georges Maigret, le prieur des Ermites de saint Augustin.

    Bolswert, Iconographia magni Patris Aurelii Augustini..., Paris, 1624 (BmL, Rés est 319808, pl. 02)

    La vie illustrée des frères Klauber

    Cette Vie d’Augustin forme un album de dix-sept petites planches (14,8*9,4 cm). Dessinée par le peintre allemand Johann Anwander (1715-1770), elle a été gravée à l’eau-forte et au burin par les deux frères Josef-Sebastian (1710-1768) et Johann-Baptist (1712-1787) Klauber, à Augsbourg.

    Très influencée par le style rococo diffusé alors en Allemagne méridionale, cette vie reprend les techniques utilisées sur les fresques de l’époque ; sous une apparente spontanéité, la légèreté du dessin est en réalité le fruit d’un art consommé. L’image n’est jamais close, mais s’ouvre vers l’infini grâce à des nuages et à des rayons. Des scènes secondaires prennent place dans des médaillons. L’unité provient surtout de la décoration ornementale composée, selon les principes du style rococo, de végétation, de rocailles, de nuages, de boiseries et autres draperies, de fontaines et de verdures fantaisistes. Les répétitions sont nombreuses, comme dans toute série : jeux de miroirs, images mythologiques de Cupidon ou de Termes, personnifications d’hérétiques foudroyés sur le sol. Les inscriptions latines, en écriture anglaise, font partie intégrante de la décoration : des versets bibliques ou des phrases entourent les scènes, prolongent une boiserie ou se croisent pour un dialogue.

    Exécutée comme la précédente à la demande d’Ermites augustins et représentant Augustin lui-même vêtu comme un ermite (camail sur la robe noire et ceinture de cuir), elle se démarque des vies allemandes antérieures : elle ne peint pas Augustin dans ses activités monastiques, mais en tant qu’intellectuel et mystique.

    Vie de saint Augustin, Frères Klauber, XVIIIe siècle (BmL, Collection iconographique jésuite « Augustin », 23.01)

    La première planche de la série est programmatique. Les traits réalistes d’Augustin contrastent avec les allégories qui l’entourent. À gauche, la femme assise sur les fonts baptismaux personnifie l’Église soutenue par Augustin ; la flamme qui surmonte son voile de religieuse symbolise la foi. À droite, la Science, sous les traits d’une jeune femme séduisante, éclaire Augustin. Les rayons que lance une colombe lient les trois figures ; ils se concentrent dans le cœur enflammé d’Augustin d’où partent des rayons qui pourfendent les hérétiques terrassés dans la partie inférieure : de gauche à droite, Donat, Pélage, Arius et un chien figurant les semi-pélagiens ; les premiers brandissent des serpents, incapables de franchir la muraille de l’orthodoxie qui les sépare de la partie haute de l’image.

    Bibliographie sélective

    • J. COURCELLE – P. COURCELLE, Iconographie de Saint Augustin, vol. 3 : Les cycles du XVIe et du XVIIe siècle, Paris 1972, p. 43-61 ; vol. 4 : Les cycles du XVIIIe siècle. 1 : L'Allemagne, Paris 1980, p. 82-101.
    • F. REISINGER, « Das Leben des Hl. Augustinus in 17 Cupfern. Die Serie der Klauber-Stiche von 1758 », Augustinus – der Prediger, revue In unum congregati 37 3/4, Klosterneuburg 1990, p. 35-77.
    • colonialart.org, consulté le 23 mai 2016.
    • cassiciaco.it, consulté le 23 mai 2016.

    Pour citer cet article

    Référence électronique

    Marie Pauliat, Augustin d’Hippone dans les collections de la Bibliothèque municipale de Lyon, numelyo [en ligne], mis en ligne le 2016-12-28T16:12:43Z, modifié le 2017-03-22T12:27:27Z, consulté le 2017-08-23 15:39:30. URL : http://numelyo.bm-lyon.fr/BML:BML_00GOO01001THM0001augustin_collection

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