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    Fables en images

    S’inspirant d’écrits anciens, La Fontaine met en scène dans la majorité de ses Fables des animaux imitant les défauts de la société humaine. À travers cette interprétation textuelle se déploient des illustrations naturalistes ou anthropomorphiques qui la confirment ou l’infirment. Le parti pris iconographique dépend alors de l’interprétation et de l’intérêt porté par l’illustrateur au texte.

    Les premières illustrations des Fables de La Fontaine ont été réalisées par François Chauveau au XVIIe siècle. Il représente les Fables à la lettre, le plus souvent dans une composition de deux plans juxtaposés.

    Un siècle plus tard, une interprétation plus décorative est développée par Jean-Baptiste Oudry.

    En insistant sur le côté satirique et humoristique des Fables, Jean-Ignace Grandville apporte, au XIXe siècle, une nouvelle dimension au texte grâce à ses dessins fantastiques et anthropomorphes.

    Cette approche sera prolongée quelques années après par Gustave Doré qui illustra les Fables avec beaucoup de poésie, jouant sur un tracé net et précis et travaillant sur le clair-obscur.

    À la fin du XIXe siècle, c’est à Louis Maurice Boutet de Monvel qu’il appartient d’illustrer les Fables sous forme d’album. Dans le but de mettre en avant le caractère drôle des Fables, Boutet de Monvel utilise une technique d’illustration particulière, en découpant les séquences et supprimant les plans, il fait ainsi cohabiter et se succéder des scènes où l’attitude des personnages se modifie chaque fois de façon expressive.

    La Cigale et la Fourmi

    La cigale, ayant chanté

    Tout l'été,

    Se trouva fort dépourvue

    Quand la bise fut venue.

    Pas un seul petit morceau

    De mouche ou de vermisseau

    Elle alla crier famine

    Chez la fourmi sa voisine,

    La priant de lui prêter

    Quelque grain pour subsister

    Jusqu'à la saison nouvelle

    «Je vous paierai, lui dit-elle,

    Avant l'oût , foi d'animal,

    Intérêt et principal .»

    La fourmi n'est pas prêteuse ;

    C'est là son moindre défaut.

    «Que faisiez-vous au temps chaud ?

    Dit-elle à cette emprunteuse.

    Nuit et jour à tout venant

    Je chantais, ne vous déplaise.

    - Vous chantiez ? j'en suis fort aise.

    Eh bien : dansez maintenant.»

    La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf

    Une grenouille vit un boeuf

    Qui lui sembla de belle taille.

    Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,

    Envieuse, s'étend, et s'enfle et se travaille,

    Pour égaler l'animal en grosseur,

    Disant: "Regardez bien, ma soeur;

    Est-ce assez? dites-moi: n'y suis-je point encore ?

    Nenni- M'y voici donc? -Point du tout. M'y voilà ?

    -Vous n'en approchez point."La chétive pécore

    S'enfla si bien qu'elle creva.

    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.

    Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs ,

    Tout prince a des ambassadeurs,

    Tout marquis veut avoir des pages.

    Le Renard et la Cigogne

    Compère le Renard se mit un jour en frais,

    Et retint à dîner commère la Cicogne.

    Le régal fut petit et sans beaucoup d'apprêts:

    Le galand, pour toute besogne,

    Avait un brouet clair (il vivait chichement).

    Ce brouet fut par lui servi sur une assiette:

    La cigogne au long bec n'en put attraper miette,

    Et le drôle eut lapé le tout en un moment.

    Pour se venger de cette tromperie,

    A quelque temps de là, la cigogne le prie.

    "Volontiers, lui dit-il, car avec mes amis,

    Je ne fais point cérémonie. "

    A l'heure dite, il courut au logis

    De la cigogne son hôtesse,

    Loua très fort sa politesse,

    Trouva le dîner cuit à point.

    Bon appétit surtout, renards n'en manquent point.

    Il se réjouissait à l'odeur de la viande

    Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande.

    On servit, pour l'embarrasser,

    En un vase à long col et d'étroite embouchure .

    Le bec de la cigogne y pouvait bien passer,

    Mais le museau du sire était d'autre mesure.

    Il lui fallut à jeun retourner au logis,

    Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris,

    Serrant la queue, et portant bas l'oreille.

    Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :

    Attendez-vous à la pareille.

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