[Statue "Floréal" au Parc de la Tête-d'Or]

[Statue "Floréal" au Parc de la Tête-d'Or]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP06291 002
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
descriptionFloréal, sculpture de Laure Coutan-Montorgueil ; ca. 1914. Adresse de prise de vue : allée du Pré-Fleuri, Parc de la Tête d'Or, Lyon 6e.
historiqueC'était le [1er] octobre 1989. Dans des conditions restées obscures, une bande de vandales jamais retrouvés, s'attaquait à l'une des statues ornant le parc de la Tête-d'Or : Floréal, gracieuse sculpture de marbre blanc en ronde-bosse, représentant une beauté nue, gambadant dans quelque prairie agreste. L'infortunée nymphe y laissait la tête, emportée par les malotrus fétichistes, un bras, perdu à jamais et un pied, heureusement conservé. Après quoi l'ex-beauté s'en allait croupir dans l'orangerie du Parc, offrant ses mutilations béantes au regard apitoyé des visiteurs... à travers la vitre cassée du famélique bâtiment. Trois ans plus tard, la ville de Lyon se décidait à tenter de reconstituer les parties manquantes d'une sculpture sur laquelle on sait fort peu de choses, sinon qu'elle fut commandée par l'Etat à une obscure artiste, Madame Coutan-Montorgueil, à l'occasion de l'Exposition internationale qui se tient en 1914, à Gerland. D'une blancheur immaculée, la statue trôna dans le jardin de l'horticulture, sis en face du grand palais de l'exposition, alias la Halle Tony-Garnier. Puis l'oeuvre fut donnée par l'Etat à Ville, et l'on perd sa trace : sans doute gîta-t-elle un temps sur le petit square du pont de l'Homme de la Roche, avant de se retrouver, au parc de la Tête-d'Or, allée du Pré-Fleuri, tout près du jardin botanique, placée là avant la décennie soixante-dix. Par chance, des photographies jaunies et de vieilles cartes postales conservent le souvenir de la belle resplendissante de santé, lors de l'exposition. Tête comprise. Cela a permis au sculpteur lyonnais et professeur à l'école des Beaux-Arts Léopold Jargic, de reconstituer le précieux cap et le bras droit, ou du moins une banale version "années soixante" en complet décalage avec le très néo-classique original. Passons... Le tout pour un montant de 107.000 francs, couvrant l'ensemble de la restauration. Du coup, le 2à septembre 1993 au matin, en présence des autorités, la sémillante créature a retrouvé son univers verdoyant, offrant à nouveau ses rondeurs (académiques), au regard des flâneurs. Source : "Femme de tête" / G.C. [Gérard Corneloup] in Lyon Figaro, 21 septembre 1993, p.23.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 18 négatifs.
note bibliographique"Des vandales au parc de la Tête-d'Or" / François Samard in Le Progrès de Lyon, 3 octobre 1989. - "Floréal de retour au Parc" in Le Progrès de Lyon, 21 septembre 1993. - Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Laure_Coutan (consulté le 13-03-2018)

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