[Tante Paulette, Mère lyonnaise]

[Tante Paulette, Mère lyonnaise]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT2851 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
descriptionAdresse de prise de vue : Tante Paulette, 2 rue Chavanne, Lyon 1er.
historiqueImaginez que "Tante Paulette", de son vrai nom Marie-Louise Auteli, Ardéchoise et fière de l'être, décide un beau matin de mettre la clef sous la porte pour aller prendre du côte de Privas une retraite bien méritée. Du jour au lendemain, le paysage lyonnais serait amputé d'une de ses dernières mères d'abord, de la recette du poulet à l'ail ensuite. Et inversement puisque la recette tout comme celle qui lui a donné ses lettres de noblesse ne font vraiment qu'un dans la chaleur conviviale de ce bouchon où l'on prend un verre sur le comptoir en jetant un coup d'oeil par le passe-plat tout en attendant de prendre place à l'étage ou bien à l'une des tables contiguës à la cuisine de ce restaurant grand comme un mouchoir de poche. Paulette, qui est arrivée à Lyon à 17 ans, a fait ses classes dans les bistrots où les lève-tôt maraîchers commençaient la journée avec un "quart" : 1/4 de café, le reste de rhum ou de marc. De cette époque, elle a gardé des souvenirs émus et un franc parler. Plus une certaine propension à proposer à sa clientèle des nourritures généreusement terrestres comme le poulet à l'ail sus-dit, dont elle est sur la place le défenseur incontesté, ou la même volaille préparée comme on le ferait d'un assortiment de poissons dans une bouillabaisse avec rouille et croûtons. Un plat copieux, qui tient chaud et qui requiert la commande à l'avance. Dans le registre du tout venant généreux, l'entrecôte et ses pommes de terre sautées ou la côte de veau à la crème sont d'un commerce tout a fait fréquentable et si l'on n'atteint pas à l'extase gastronomique, on se fait joyeusement plaisir et on oublie sa faim. Autant de raisons péremptoires pour rendre, de-ci de-là, une visite à "Tante Paulette" tout comme on va par piété familiale revoir une vieille parente. Source : "Une vieille dame bien digne" / Pierre Grison in Lyon Figaro, 26 septembre 1986.
historiqueMarie-Louise Auteli fut lauréate du Prix de l'Ordre de Gnafron en 1974.
note bibliographique"Une pointe d'ail" / André et Christian Mure in Résonance, 26 avril 1974. - "Le Prix de l'Ordre de Gnafron à Tante Paulette" / Félix Benoit in Le Tout Lyon, 25 avril 1974. - "Tante Paulette nous a quittés" / Pierre Grison in Le Progrès de Lyon, 31 mars 1998. - "Tante Paulette nous a quittés" / Gérard Corneloup in Lyon Figaro, 1er avril 1998, p.1.

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