[Artbus'89 à Chambéry (Savoie)]

[Artbus'89 à Chambéry (Savoie)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP00469 003
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
historiqueAprès la BD, après le cinéma, la Stac s'attaque donc aux arts plastiques pour consolider une image de marque jeune et dynamique. La Stac, autrement dit le service des transports de l'agglomération chambérienne, est une société relativement jeune. Dix ans d'existence et une courbe d'exploitation en perpétuelle ascension lui mettent le moral au beau fixe. Comme les derniers sondages effectués auprès d'une clientèle véhiculée, et apparemment heureuse. Une aubaine pour Dominique Delis qui cogite au service marketing. Son job, convaincre tout le monde qu'un bus, ce n'est pas seulement un moyen de transport. Echappant aux campagnes de racolage, le lot des sociétés dont le chiffre d'affaires patine, il consacre son budget (plutôt maigre, 250.000 francs environ), et son imagination à faire mousser la Stac. Soit en se raccrochant aux wagons de campagnes nationales organisées par l'Union des Transports Publics, comme ce Gaston fou de bus, signé Franquin, ou en se greffant sur des opérations culturelles chambériennes. En mars 1989, il soutenait à grands coups de dessertes nocturnes, d'impression de programmes, et vente de billets couplés bus+ciné avec loterie à la clé, les "Histoires vraies", un festival organisé par le Forum Cinéma de Chambéry-le-Haut En 1990, pour la journée des Femmes, il offrira à chaque voyageuse une rose... Mais la dernière idée en date de ce jeune homme a été de confier la carrosserie d'un bus standard à un artiste de la région et faire ainsi d'une pierre deux coups. Mettre l'art contemporain dans la rue et valoriser l'image du bus-objet. Il a fallu pour ce faire convaincre musée et municipalité de l'intérêt de la chose, et trouver des partenaires financiers. Après un an de travail et un budget de 150.000 francs, le bus est fin prêt. Ainsi travesti, il circulera sur tout le réseau de l'agglomération chambérienne plusieurs mois durant et prêtera ses flans à l'imagination des enfants des écoles, pour une réflexion sur l'art contemporain. Inauguré le 21 août 1989 en grande pompe et lâché de ballons par Louis Besson, Michel Barnier et Michel Maurin, respectivement maire de Chambéry, président du conseil général de la Savoie et président du Stac, il entrera en service dès le 23 août. Avec son fond noir, ses formes figuratives et symboliques, aux volumes simples et vivement colorés signés Marc Chopy, il est pimpant et rigolo, ce bus. Il tient de la roulotte de cirque. De quoi faire oublier que ses invitations au voyage ne dépasseront pas le circuit fermé du réseau urbain, trop urbain... Source : "Artbus'89" / Nelly Gabriel in Lyon Figaro, 21 août 1989, p.23
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 38 négatifs.

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